"Quand les documents compromettants disparaissent du Palais de justice...
Dans le cas dune autre plainte pénale déposée, par lun de nos membres, contre la BCG, en juillet 1998, nous sommes allés consulter le dossier déposé au Parquet. Nous avons pris note des documents quil contenait.
Comme notre membre a fait recours contre lordonnance de classement du Procureur Général, M. Bernard Bertossa, le dossier est passé à la chambre daccusation, qui a confirmé le classement.
En janvier 1999, nous sommes retournés consulter le dossier. Le contenu du dossier nétait plus le même quen juillet 1998... Sur les cinq classeurs, lun avait disparu. Certaines pièces, dont nous avions noté lexistence, ny étaient plus.
Nous avons demandé, au procureur général, une copie des pièces qui intéressent notre membre.
Par exemple, dans lune des pièces, le juge dinstruction écrit à la BCG : « Je vous prie de menvoyer le dossier de M. « X » dans les quinze jours, faute de quoi je me verrai dans lobligation deffectuer personnellement une perquisition chez vous. »
Si quelquun dépose une plainte pénale contre moi, le juge dinstruction ne va pas mécrire : « Si vous ne répondez pas à mes questions dans les quinze jours, je ferai une perquisition chez vous. »
Je nai jamais vu ça. La BCG bénéficiait dun traitement de faveur systématique. »
-« Nest-ce pas une façon de dire que vous avez quinze jours pour faire disparaître le dossier ? »
-« Voilà ! Il les met en alerte ! Bien entendu...
Alors, on a demandé les pièces, mais on sest entendu répondre que le procureur général Bertossa ne voudrait peut-être pas nous les donner, parce que les organes de la BCG navaient pas été inculpés.ä
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