| Re: René Préval baisse le prix du riz de 15.7%% |
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Group: soc.culture.haiti · Group Profile
Author: Archibald d'ArsenicArchibald d'Arsenic Date: Apr 12, 2008 18:54
La hausse des prix alimentaires pourrait avoir de terribles
conséquences pour la planète entière, allant jusqu'à la guerre, si
rien n'est fait pour l'endiguer, a souligné samedi à Washington le
directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-
Kahn.
«Les prix de l'alimentation, s'ils continuent comme ils le font
maintenant... les conséquences seront terribles», a lancé M. Strauss-
Kahn au cours d'une conférence de presse donnée à l'issue d'une
réunion de l'instance dirigeante du FMI.
«Des centaines de milliers de personnes vont mourir de faim... ce qui
entraînera des cassures dans l'environnement économique», a-t-il mis
en garde.
Les progrès réalisés par les pays pauvres depuis cinq à dix ans en
matière de développement pourraient se retrouver «complètement
détruits», a-t-il dit, en soulignant que ce problème dépassait le
cadre strict des préoccupations humanitaires.
«Comme nous le savons, en apprenant du passé, ce type de problèmes
débouche quelques fois sur la guerre». Si le monde veut éviter «ces
terribles conséquences», la hausse des prix doit être endiguée.
Ces derniers mois, la hausse des prix de l'alimentation a provoqué une
agitation sociale dans plusieurs pays, provoquant notamment la chute
du Premier ministre en Haïti, après des émeutes de la faim qui ont
fait au moins 5 morts, auxquels s'ajoute samedi un policier nigérian
de l'ONU tué par balles par des inconnus.
Le président haïtien René Préval a annoncé samedi une réduction du
prix du riz pour éviter une répétition des violences des derniers
jours.
Le même jour, des émeutes impliquant quelque 20 000 personnes
protestant contre la vie chère et les salaires bas ont eu lieu près de
Dhaka (Bengladesh).
Dans nombre de pays en développement, les gouvernements ont été
obligés d'augmenter le niveau des subventions aux biens de première
nécessité et aux carburants, ou de réduire leurs exportations de
produits agricoles -- comme cela a été le cas en Thaïlande avec le riz
-- pour calmer les tensions inflationnistes sur leur proche marché.
Le directeur général de l'organisation des Nations unies pour
l'alimentation et l'agriculture (FAO), Jacques Diouf, avait appelé
cette semaine les dirigeants mondiaux à un sommet en juin pour faire
face à ce qu'il a appelé une crise alimentaire mondiale.
«Au regard des émeutes alimentaires dans le monde, dans des pays comme
l'Afrique et Haïti, nous avons véritablement une urgence».
La ministre française de l'Economie Christine Lagarde a relevé devant
la presse que ces problèmes étaient «de facture assez récente». «On en
parle de manière intense depuis 4 à 6 semaines avec des vrais
problèmes sociaux».
Pour elle, «c'est parce que les marchés financiers sont en grandes
turbulences que les opérateurs de marchés vont se placer sur des
produits plus liquides et que les prix des matières premières,
agricoles ou énergétiques, montent».
Mme Lagarde a donc fait valoir que traiter la crise financière était
la manière idoine de résoudre pour partie cette envolée des prix
alimentaires.
«Traitons la crise financière et on fera disparaître une partie de la
pression qui s'exerce» sur les prix alimentaires, a-t-elle assuré.
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