Re: JEUNE AFRIQUE -- Le choc alimentaire
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Re: JEUNE AFRIQUE -- Le choc alimentaire         

Group: soc.culture.haiti · Group Profile
Author: annick.regnauld
Date: May 1, 2008 10:48

On 1 mayo, 19:01, annick.regna...@gmail.com wrote:
> On 1 mayo, 16:41, Annette wrote:
>
>> Copie d'un message reçu :
>> -------------------------------------
>
>> -----Message d'origine-----
>> De : Max Blanchet [mailto:maxblanc...@worldnet.att.net]
>> Envoyé : 1 mai 2008 07:48
>> À : Magloir...@aol.com
>> Objet : JEUNE AFRIQUE -- Le choc alimentaire
>
>> *Le choc alimentaire
>> AFRIQUE - 27 avril 2008
>> par ALAIN FAUJAS *
>
>> L’envolée des cours des matières premières et la hausse des prix
>> affectent particulièrement les africains, qui, du nord au sud,
>> manifestent leur colère. Contrairement aux idées reçues, Les
>> responsabilités ne sont pas toutes à chercher du côté des
>> spéculateurs
>> ou des bailleurs de fonds. Et le continent attend toujours sa
>> révolution
>> verte...
>
>> « Avec 1 500 F CFA par jour, je ne peux plus nourrir ma famille », se
>> lamente une ménagère de Bamako. « Gbagbo ! Marché est cher », crie sa
>> sœur d’Abidjan. « On a faim », clame une troisième à Bobo Dioulasso.
>> Car
>> les prix des produits de première nécessité sont devenus fous :
>> l’indice
>> des prix alimentaires mondiaux calculé par l’Organisation des Nations
>> unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a bondi de 36 %% en
>> moyenne en 2007 et l’inflation semble s’accélérer encore avec un prix
>> du
>> riz multiplié par quatre et celui de l’huile de palme progressant de
>> moitié en quelques mois dans certaines régions d’Afrique. Selon la
>> FAO,
>> la facture des importations céréalières des pays d’Afrique les plus
>> pauvres devrait augmenter de 74 %% en 2008.
>> On comprend pourquoi la colère gronde dans la rue, du Caire à Dakar,
>> tout comme à Haïti ou en Indonésie. Et pourquoi Louis Michel, le
>> commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire,
>> qualifie
>> de « tsunami humanitaire et économique » cette montée planétaire des
>> prix agricoles, donc alimentaires : lorsque ces prix augmentent de 1
>> %%,
>> les dépenses alimentaires des plus pauvres reculent de 0,75 %%.
>
>> Mal nourris ou dénutris, les enfants sont vulnérables à la maladie,
>> leurs parents sont plus faibles pour les travaux des champs,
>> l’espérance
>> de vie est moins longue. La Banque mondiale a calculé que la
>> poursuite
>> de cette descente aux enfers risquait d’annuler les sept dernières
>> années de vigoureuse croissance africaine. À qui la faute ?
>> La première cause de cette spirale est l’augmentation de la demande.
>> On
>> oublie souvent que la population mondiale s’accroît chaque année de
>> 28,5
>> millions de bouches à nourrir ; à elle seule, l’Afrique verra le
>> nombre
>> de ses habitants passer de 800 millions, cette année, à 1,8 milliard
>> en
>> 2050.
>
>> La demande subit parallèlement d’importantes modifications. En
>> s’enrichissant, les habitants des pays émergents se mettent à table
>> deux
>> fois par jour au lieu d’une. Comme l’ont fait avant eux les pays
>> industrialisés, ils délaissent les nourritures ancestrales et se
>> tournent vers des aliments plus sophistiqués. C’est ainsi que la
>> quantité annuelle de viande consommée par chaque Chinois a bondi de
>> 20
>> kg à 50 kg en une génération. Or, pour produire de la viande, il faut
>> plus de céréales, plus de légumineuses et plus d’eau. L’évolution est
>> comparable pour le lait ou le chocolat.
>
>> Deuxième cause inflationniste : les aléas climatiques. Il est évident
>> que le réchauffement climatique augmente le nombre des phénomènes
>> extrêmes. L’Australie a connu, en 2006, une sécheresse sans
>> précédent,
>> qui a divisé par deux sa production et donné le signal du triplement
>> du
>> prix du blé. D’autres grands pays comme l’Ukraine et le Mozambique
>> ont
>> été frappés par des inondations qui ont amputé leurs récoltes/.
>
>> Des erreurs qui coûtent cher /
>> Mais l’homme est aussi responsable d’une offre agricole peu
>> dynamique.
>> Depuis cinquante ans, gouvernements, institutions internationales ou
>> citadins ont tourné le dos à l’agriculture, considérée comme une
>> activité moins glorieuse que l’exploitation des matières premières ou
>> l’industrie et, surtout, fatigante et ingrate. 75 %% des populations
>> pauvres vivent dans des zones rurales, mais 4 %% seulement de l’aide
>> publique vont à l’agriculture dans les pays en développement. Sans
>> parler de la mode qui a fait miser sur les cultures d’exportation
>> censées enrichir leurs producteurs, tels l’arachide au Sénégal, le
>> coton
>> au Burkina Faso, le soja en Argentine et le café robusta au Vietnam.
>> Les
>> terres, les bras, les engrais, l’eau ont déserté les cultures
>> vivrières
>> proches des consommateurs, qui se sont tournés vers une alimentation
>> importée. Il n’est donc pas étonnant qu’en un quart de siècle les
>> prix
>> des produits agricoles aient chuté de moitié, contribuant à l’exode
>> rural.
>
>> On surestime les effets des agrocarburants dans l’explosion des prix
>> alimentaires. Certes, 100 millions de tonnes de céréales sont
>> utilisées
>> chaque année pour fabriquer de l’éthanol, alcool qui peut entrer pour
>> 90
>> %% dans le carburant automobile, ce qui a contribué à faire fluctuer
>> le
>> boisseau de maïs à la hausse, parallèlement au cours du baril de
>> pétrole. Le phénomène a été comparable pour l’huile de palme
>> convertie
>> en diesel. En Afrique, la transformation de l’huile de coton - encore
>> à
>> ses débuts - n’a pas eu cet effet pervers.
>
>> Enfin, il y a la spéculation. Celle-ci ne crée pas la pénurie par
>> elle-même, mais elle la détecte et cherche à anticiper ses
>> conséquences
>> en jouant la hausse. Ce sont des milliards de dollars qui n’ont plus
>> confiance dans la Bourse ou l’immobilier et vont se placer ainsi sur
>> les
>> marchés des produits alimentaires de base. Le riz est un bon exemple
>> du
>> calcul des investisseurs. Son marché est petit, puisque 7 %% seulement
>> de
>> la production mondiale sont échangés, le reste étant consommé dans
>> les
>> pays producteurs. Les investisseurs ont vu que la demande croissait de
>> 1
>> %% par an, alors que la production progressait de 0,5 %%. Constatant
>> par
>> ailleurs que les rizières reculaient sous la poussée de
>> l’urbanisation,
>> ils en ont conclu que la pénurie était certaine ; ils ont acheté du
>> riz
>> à terme et contribué ainsi à une hausse phénoménale depuis novembre
>> 2007.
>
>> C’est donc le branle-bas de combat au sein des gouvernements pour
>> calmer
>> les protestations des citadins pauvres, principales victimes de
>> l’inflation des prix alimentaires, puisque coupés des champs et
>> dépendants des produits importés par des bateaux naviguant avec un
>> pétrole de plus en plus cher.
>
>> Pour faire baisser les prix, tous les moyens sont bons : réduction
>> des
>> droits de douane à l’importation, suspension des taxes sur la vente
>> de
>> produits de première nécessité, constitution de stocks stratégiques
>> pour
>> les pays importateurs ; interdiction d’exporter, taxes à
>> l’exportation
>> de produits agricoles pour les pays exportateurs. Toutes ces mesures
>> sont dangereuses parce qu’elles ne s’attaquent qu’aux effets de la
>> crise, mettent à mal les budgets publics et compliquent
>> l’approvisionnement des pays les plus démunis.
>> /
>> Faire d’un mal un bien /
>> Il est pourtant possible de changer ce mal en bien et de construire
>> une
>> politique agricole à plus long terme grâce à la hausse des prix
>> agricoles. Car la Banque mondiale, qui a méconnu l’importance de
>> l’agriculture pendant au moins vingt ans, reconnaît aujourd’hui que
>> celle-ci est quatre fois plus efficace pour faire reculer la pauvreté
>> que les autres activités.
>
>> Au moins 60 %% de la population africaine vit dans les zones rurales.
>> La
>> hausse des cours des grandes céréales poussera à une augmentation du
>> prix des céréales locales et/ou de substitution. Autrement dit, le
>> renchéris­sement du blé dopera le cours du mil et redonnera un nouvel
>> intérêt à l’igname. L’agriculture vivrière locale s’en trouvera
>> réhabilitée par rapport aux produits alimentaires importés devenus
>> hors
>> de prix. C’est l’ensemble de la filière agricole qui pourrait
>> profiter
>> de revenus supplémentaires avec l’heureuse conséquence de ralentir la
>> fuite vers les villes, où les denrées seront devenues trop chères.
>
>> Cela suppose de tordre le cou au mythe de « l’autosuffisance
>> alimentaire
>> » dont se gargarisent certains. Interrogé par Le Monde (12 juin 2002)
>> sur l’efficacité du concept En finir avec la faim, le Prix Nobel
>> d’économie indien Amartya Sen répondait de façon brutale : « C’est
>> une
>> façon particulièrement obtuse d’aborder la question de la sécurité
>> alimentaire. » Et il ajoutait : « Si les pays africains sont en
>> mesure
>> de produire des revenus importants - par exemple en diversifiant leur
>> production, y compris par l’industrialisation - ils se libéreront de
>> la
>> faim, même en ne produisant pas toute la nourriture nécessaire à la
>> consommation du pays. Ce qui est important, c’est de s’assurer que
>> les
>> individus peuvent acheter leur nourriture. Peu importe où celle-ci
>> est
>> produite. »
>
>> On voit s’esquisser les solutions forcément de longue haleine que
>> requiert une telle analyse. Robert Zoellick, président de la Banque
>> mondiale, en a indiqué quelques-unes dans le « New Deal » agricole
>> qu’il
>> a proposé, le 2 avril, afin de réussir, en Afrique notamment où la
>> productivité agricole est la plus faible du monde, la « révolution
>> verte
>> » qui a si bien profité à l’Asie.
>
>> Il faut revoir la chaîne des réformes nécessaires. Elle implique le
>> foncier, les semences, les engrais, l’irrigation, mais aussi la
>> commercialisation, le conditionnement, l’adoption de règles
>> phytosanitaires rigoureuses, le marketing et, surtout, la naissance
>> d’une agro-industrie capable de transformer les produits bruts. Pour
>> réussir cette modernisation et le fort accroissement de productivité
>> nécessaire, il faudra former le paysan aux comportements adaptés que
>> nécessitent un sol fragile et une nature parfois ingrate, de plus en
>> plus capricieuse.
>
>> L’enveloppe de prêts que la Banque mondiale consacrera à
>> l’agriculture
>> africaine aura beau passer de 450 millions à 800 millions de dollars,
>> cet effort ne suffira pas. Les pays développés devront enfin tenir
>> leur
>> promesse de doubler leur aide. Enfin, il faudra ne pas retomber dans
>> les
>> errements d’autrefois ni faire de l’agriculture la panacée. Le
>> développement n’est pas durable tant qu’il n’est pas diversifié.
>> C’est-à-dire que l’agriculture ne peut se passer de l’industrie ou du
>> tertiaire pour enclencher le cercle vertueux de la croissance.
>> +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
>> *Une crise, deux règles
>> mercredi 30 avril 2008 Divers
>> par Ben Yahmed
>> *
>> Nous avons déjà à faire face au problème de l’eau potable :
>> indispensable à la santé, et même à la vie de chacun, elle n’est
>> toujours pas accessible à tous, loin s’en faut. Nous voici - de
>> surcroît
>> en plein choc pétrolier - confrontés à une crise alimentaire de
>> grande
>> ampleur.
>
>> S’étant bouché les oreilles pour ne pas entendre les avertissements
>> qui
>> annonçaient la crise, les dirigeants de tous les pays « découvrent »
>> donc que la production agricole ne suffit plus à nourrir les
>> populations
>> et que sa répartition est inadéquate.
>
>> Pour justifier la raréfaction et le renchérissement spectaculaire -
>> insoutenable - des produits agricoles (en particulier ceux qui servent
>> à
>> nourrir les hommes et les animaux), on invoque aujourd’hui les
>> problèmes
>> et les coûts du transport, les fluctuations des taux de change,
>> l’intervention des spéculateurs, les aléas du climat, l’affectation
>> récente d’une partie des terres agricoles aux biocarburants, etc.
>
>> Chacun de ces facteurs a sa part, bien sûr, dans la très grave crise
>> alimentaire que vont traverser les pays qui n’assurent pas leur
>> autosuffisance dans ce domaine. Les plus exposés d’entre eux, où déjà
>> grondent « les émeutes de la faim », sont ceux qui n’ont pas les
>> ressources financières pour importer, à leurs nouveaux prix, le riz,
>> le
>> blé, le maïs, le lait, le sucre, l’huile et tous les autres produits
>> nécessaires à la subsistance de leurs populations.
>
>> Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies, chargé
>> d’apporter de l’aide à 100 millions de personnes dans les 80 pays qui
>> manquent de ressources vivrières, a du mal à faire face aux besoins
>> et
>> appelle déjà à l’aide.
>
>> Favorisée par les facteurs conjoncturels cités ci-dessus, cette crise
>> alimentaire nous « pendait au nez », si je puis dire. Elle devait
>> éclater un jour ou l’autre car elle est le fruit d’une mauvaise
>> stratégie dont nous sommes tous responsables : les pays riches
>> d’Europe
>> et d’Amérique, et les pays moins développés d’Afrique et d’Asie, sans
>> oublier les organismes internationaux, en particulier le Fonds
>> monétaire
>> international (FMI) et la Banque mondiale.
>
>> Les pays déjà industrialisés ont su créer, ces dernières décennies,
>> une
>> agriculture qui produit beaucoup mais n’emploie que 4 %% ou 5 %% de
>> leur
>> population. Ils l’ont subventionnée largement - 1 milliard de
>> dollars/jour - pour qu’elle produise moins (10 %% de terres mises en
>> jachère, 3,5 millions d’hectares stérilisés) et… exporte ses surplus
>> à
>> des prix artificiellement bas, empêchant ainsi les autres de produire.
>
>> Sous l’influence néfaste de la Banque mondiale et d’autres tenants
>> d’une
>> mauvaise « pensée unique », les pays en développement - pas encore
>> industrialisés par définition - ont été amenés à négliger leur
>> agriculture, à en détourner les investissements ou, au mieux, à ne
>> s’intéresser qu’aux cultures d’exportation (café, coton, cacao), au
>> détriment de l’agriculture vivrière.
>
>> On est ainsi arrivé dans beaucoup de pays du Tiers Monde, où 70 %% des
>> gens habitent dans des zones rurales, à ne consacrer à ces zones et à
>> l’agriculture que 5 %% à 10 %% des investissements. Elles ont dépéri.
>
>> Un mot de l’Afrique en particulier : continent agricole, elle
>> importait
>> peu de produits alimentaires. Il y a cinquante ans, la plupart des
>> pays
>> nouvellement indépendants (37 sur 42) étaient en situation
>> excédentaire.
>> Aujourd’hui, ils sont devenus déficitaires. Et ce déficit est aggravé
>> par la hausse générale des prix (plus grande pour l’Afrique où le
>> coût
>> des transactions est le plus élevé au monde : à cause du prix du
>> fret,
>> de l’énergie, de l’assurance…).
>
>> Dans l’ensemble, la facture alimentaire s’est à ce jour accrue de 56
>> %%,
>> après avoir augmenté de 37 %% en 2006-2007. Et ce renchérissement pèse
>> encore plus lourd sur le budget des ménages africains : la part de
>> l’alimentation accapare en effet entre 60 %% et 80 %% du revenu, contre
>> 10
>> %% à 20 %% dans les pays riches.
>
>> Les conséquences de la hausse sont donc ressenties en Afrique plus
>> douloureusement qu’ailleurs.
>
>> Pendant que l’agriculture était négligée et que la production
>> stagnait,
>> la population mondiale augmentait au rythme moyen de 2 %% à 3 %% par an
>> et
>> les nouvelles classes moyennes des pays émergents, quelque six cents
>> millions de personnes - soit deux fois les États-Unis et une fois et
>> demi l’Union européenne -, se sont mises à consommer beaucoup plus et
>> beaucoup mieux…
>
>> Résultat : l’offre ne suffit plus à satisfaire une demande
>> grandissante.
>> Et c’est la crise.
>
>> L’expérience montre qu’un événement ressenti comme détestable est en
>> réalité le passage obligé vers un mieux-être. Je suis persuadé pour
>> ma
>> part que cette crise agricole et alimentaire, dont beaucoup vont
>> souffrir, sera salutaire.
>
>> Elle nous obligera à corriger les graves erreurs qui ont conduit aux
>> émeutes de la faim.
>
>> Écoutons ce que disent déjà deux dirigeants, l’un africain, l’autre
>> asiatique :
>
>> Le président du Sénégal Abdoulaye Wade : « Il nous faut augmenter
>> notre
>> production de riz. Dans six ans, nous devons pouvoir produire
>> localement
>> les 600 000 tonnes que nous achetons à l’extérieur, à raison de 100
>> 000
>> tonnes de plus par an. […] Nous avons la terre, la volonté, les gens,
>> les machines. Nous pouvons irriguer 240 000 hectares dans la région
>> du
>> fleuve Sénégal. »
>
>> Bonnes décisions ! Que n’ont-elles été prises il y a six ans !
>
>> Le Premier ministre de Thaïlande, Samak Sundaravej : « Mon pays est
>> le
>> grenier à riz du monde : il produit 20 millions de tonnes par an et
>> en
>> exporte la moitié. Le prix du riz augmente ? Tant mieux, nos paysans
>> en
>> produiront plus et gagneront mieux leur vie.
>
>> Et cela nous permettra de rétablir l’équilibre entre nos villes, où
>> se
>> concentraient l’activité et les richesses économiques, et nos
>> campagnes,
>> moins favorisées… »
>
>> Cette crise nous apprend qu’aucun pays n’a intérêt à (trop) dépendre
>> de
>> l’importation pour assurer la subsistance de ses habitants. Il n’est,
>> certes, pas nécessaire d’être autosuffisant, mais il faut que chaque
>> pays ait une agriculture digne de ce nom. Certains produiront plus
>> qu’ils ne consomment, pour contribuer à nourrir ceux qui ne
>> produisent
>> pas assez. Tous les autres devront s’efforcer de produire l’essentiel
>> des besoins de leur population.
>
>> L’histoire du développement et les exemples récents de la Chine, de
>> l’Inde, du Vietnam, du Brésil et de quelques autres nous apprennent,
>> eux, que c’est par le développement de l’agriculture qu’un pays peut
>> extirper une bonne partie de sa population de la pauvreté et permettre
>> à
>> son économie de décoller.
>
>> L’industrialisation ? Elle commence bien souvent par la création
>> d’industries… agroalimentaires qui prolongent l’agriculture.
>
>> D’ici à 2050, nous passerons de 6,5 milliards à 9 milliards d’êtres
>> humains. Et, nous sommes en droit de l’escompter, la moitié de ces 9
>> milliards aura un niveau de vie de classe moyenne : la demande des
>> produits alimentaires devrait donc doubler d’ici à 2050.
>
>> L’agriculture, ses productions et les industries de transformation de
>> ces dernières sont donc vitales et leur avenir est assuré.
>
>> Pour résoudre cette crise (que nous aurions pu éviter), il nous faut
>> désormais observer deux règles : règle n° 1, ne pas négliger
>> l’agriculture ; règle n° 2, ne pas oublier la règle n° 1.
>
>  Tiens tiens ,quelle bonne nouvelle!
>  Voilà que ce ne sont plus les COMMERÇANTS qui sont à l'honneur ,mais
> nos BRAVES AGRICULTEURS!
>
>   Gloire à eux et à leur connaissance de la terre nourricière.
>
>   Mange ton ipod petit....

Je voulais dire...l'agriculteur qui connait les saisons de la
terre...celui-là même de Dakar...vous souvenez-vous?
no comments
diggit! del.icio.us! reddit!