HAITI -- Rejet de Manuel-- Revue de presse
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HAITI -- Rejet de Manuel-- Revue de presse         

Group: soc.culture.haiti · Group Profile
Author: Annette
Date: Jun 13, 2008 13:12

Copie d'un message reçu :
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Radio Métropole Vendredi, 13 juin 2008 10:54

Réactions diverses après le rejet de la candidature de Robert Manuel

Le porte parole de la Fusion des Sociaux-démocrates, Micha Gaillard de
la Fusion estime que le rejet du premier ministre désigné par la
chambre des députés contribuera à empirer la situation du pays. " En
rejetant un second premier ministre désigné le bloc majoritaire de la
chambre basse entre en confrontation avec le chef de l’état", dit-il.

Le vote est le résultat de dissensions au sein de la plateforme Lespwa
argue Micha Gaillard qui se dit préoccupé par la situation politique.
Il croit qu’il n’y a pas eu de considérations techniques mais des
débats politiques sur le dossier du premier ministre désigné Robert
Manuel.

Il s’agit d’un nouveau revers pour le chef de l’état, qui selon la
députée Marie Cluny Dumay fait peu de cas des conséquences de cette
instabilité politique. Elle dénonce l’irresponsabilité du président
Préval qui lors d’une rencontre avec les parlementaires de la CPP
aurait déclaré " si un conducteur n’a pas de permis il de peut pas
conduire un véhicule".

Cette phrase du chef de l’état a été diversement interprétée, certains
la considérant comme une reconnaissance des failles dans le dossier de
Robert Manuel.

De son coté, le député d’Anse-à-Veau, Frantz Robert Mondé, a mis en
garde contre une volonté inavouée du chef de l’état de rendre visible
l’intransigeance des parlementaires ouvrant ainsi la voie à une
dissolution de la 48 eme législature. " Ce n’est pas le cas mais on
veut donner l’impression qu’il y a une dictature parlementaire", argue
t-il.

Pour sa part, le président du sénat, Kelly Bastien, présent lors de la
séance, a souhaité que le chef de l’état change de méthodologie pour
s’assurer que le prochain premier ministre désigné puisse être ratifié
par le parlement. Toutefois Kelly Bastien fait remarquer que le retard
dans la formation d’un nouveau gouvernement rend le pays plus
vulnérable.

Haiti : Robert Manuel ne succèdera pas à Jacques Édouard Alexis comme
chef de gouvernement

AlterPresse jeudi 12 juin 2008

P-au-P., 12 juin 08 [AlterPresse] --- Le choix de Robert Manuel comme
premier ministre a été rejeté ce 12 juin par la chambre de députés.

Sur 85 députés présents, 57 ont voté en faveur du rapport de la
commission chargée d’analyser le dossier du premier ministre désigné
par le président René Préval, cette dernière ayant recommandé à
l’assemblée de déclarer Robert Manuel « inéligible ».

22 ont voté contre le rapport, c’est-à-dire en faveur du Premier
ministre désigné ; et six députés se sont abstenus de voter dans un
sens ou dans l’autre.

Pour la commission, le profil de Robert Manuel ne répond pas à
certains prescrits de la constitution du 29 mars 1987, notamment les
alinéas 4 et 5 de l’article 157. Selon ces deux alinéas, pour être
nommé premier ministre, il faut être propriétaire en Haïti et résider
dans le pays depuis cinq années consécutives.

C’est le deuxième premier ministre désigné par le président René
Préval à être rejeté par la chambre des députés, alors que le pays vit
depuis deux mois au rythme des affaire courantes que liquide un
gouvernement démissionnaire, après sa destitution par le sénat le 12
avril.

Robert Manuel a eu un traitement encore plus sévère que son
prédécesseur d’infortune Éric Pierre, qui avait reçu l’aval du senat.

Ces rejets à répétition montreraient que le chef de l’État a perdu le
contrôle de ses troupes. Le bloc majoritaire à la chambre des députés
- qui défait les prétendants au poste de premier ministre - est
composé en grande partie de députés élus sous la même plateforme
politique que le chef de l’État, Lespwa (Espoir).

Ce bloc, appelé Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP),
voudrait s’affirmer comme un interlocuteur incontournable dans le
cadre des grandes décisions de l’État.

Un conflit larvé mettrait donc dos à dos René Préval et les
parlementaires de sa formation politique, ce qui, selon certains
milieux politiques appartenant a la coalition gouvernementale,
ouvrirait la voie a un avenir politique incertain.

Certains parlementaires de Lespwa pensent cependant le contraire et
estiment qu’on assiste à un renforcement de la démocratie en Haiti.
[vs gp apr 12/06/08 19:00]

Robert Manuel échoue à son tour au Parlement

Un mois après Ericq Pierre, le principal conseiller politique du
Président Préval a été écarté par les Députés de la CPP

jeudi 12 juin 2008,

Radio Kiskeya

La Chambre des Députés a massivement rejeté jeudi soir par 57 voix
contre, 22 pour et 6 abstentions la désignation de Robert Manuel au
poste de Premier ministre, faisant du principal conseiller politique
et ami intime du Président René Préval un deuxième candidat à chuter
en un mois après Ericq Pierre.

Lors d’une séance de ratification marquée par un rapport largement
défavorable de la commission chargée d’étudier le dossier de
l’intéressé, les parlementaires, dont ceux de la Concertation
parlementaire progressiste (CPP), ont notamment mis en relief le
nombre d’années de résidence de Manuel inférieur aux cinq années
prévues dans la constitution.

S’accrochant à l’article 157 de la loi mère qui spécifie les
conditions d’éligibilité au poste de Premier ministre, les Députés ont
aussi contesté le titre de propriété de l’ancien Secrétaire d’Etat à
la sécurité publique et condamné le fait qu’il ne détienne pas sa
carte électorale nationale.

Malgré les interventions des blocs parlementaires de la Fusion des
sociaux-démocrates et de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL), qui
étaient prêts à accorder leur vote au candidat, la CPP a encore dicté
sa loi et réaffirmé son statut de première force parlementaire à la
Chambre basse.

Un vote primaire organisé dans la matinée par ce bloc, très courtisé
par différents secteurs politiques, avait déjà préfiguré l’échec du
Premier ministre désigné. Sur 45 élus présents, 34 s’étaient, en
effet, prononcés contre sa nomination.

Des débats houleux ont mis aux prises des Députés politiquement
opposés et qui n’ont pas hésité à s’accuser les uns les autres. Ainsi,
le représentant de Fanmi Lavalas dans la troisième circonscription de
Port-au-Prince, Jonas Coffy, a dénoncé "les forces de blocage à la
Chambre basse qui bénéficieraient du soutien de narcotrafiquants et du
gouvernement sortant à travers le financement irrégulier de projets
locaux".

Comme à l’ordinaire, les tombeurs de M. Manuel ont "proclamé la
victoire de la démocratie" en exultant de joie immédiatement après la
séance.

Le même spectacle était déjà au rendez-vous le 12 mai lorsque la
candidature de l’agronome Ericq Pierre s’était heurtée à une forte
opposition de la CPP.

Après deux échecs consécutifs aux accents très politiques, le
Président René Préval doit relancer les consultations en vue de la
désignation d’un nouveau Premier ministre.

Destitués depuis deux mois, Jacques-Edouard Alexis et son gouvernement
doivent dans l’intervalle continuer à liquider les affaires courantes
dans un pays confronté à de graves problèmes économiques et sociaux à
l’origine de violentes protestations début avril. spp/Radio Kiskeya

Nouvelles du 12 juin 2008

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Dossier premier ministre: Une majorité de députés rejette le choix de
Robert Manuel: des parlementaires accusent le chef de l'Etat et les
partis politiques consultés de faire choix de citoyens inéligibles

Port-au-Prince, le 12 juin 2008-(AHP)- Le choix du premier ministre
désigné Robert Manuel a été rejeté ce jeudi par la chambre des députés
avec 57 voix contre, 22 pour et 6 abstentions.

Le rapport de la commission qui était chargée d'étudier le dossier de
M. Manuel, avait conclu à l'inéligiblité de M. Manuel, son profil ne
correspondant pas aux critères exigés à un citoyen pour devenir
premier ministre en haïti.

Selon le document, il n'avait entre autres pas de carte
d'identification nationale (carte electorale), pas de titres de
propriété et n'avait pas résidé au pays pendant les 5 ans précédé sa
designation au poste de premier ministre, comme l'exige la
constitution.

La parabole du chauffeur et du véhicule aurait facilité la tache aux
députés qui n'ont pas reellement fait de grands debats à la suite de
la présentaton du rapport.

Plusieurs députés ont quand même rendu le chef de l'Etat et certains
leaders politiques responsables de ce 2ème vote de rejet de la chambre
en l'espace d'un mois. Les députés s'étaient opposés le 12 mai au
choix de Pierre Ericq Pierre.

Après le vote du 12 juin, les parlementaires ont fait savoir que le
président de la Repuiblique et les leaders consultés devraient penser
à choisir quelqu'un qui réunit toutes les conditions exigées par la
constitution de 1987.

Le député Fritz Gérald Bourjolly décline toute responsabilité de la
chambre dans le retard enregistré pour doter le pays d'un nouveau
gouvernement, deux mois après le vote de censure infligé le 12 avriil
au premier ministre Jacques Edouard Alexis.

"Nous ne pourrons jamais en tant que représentants du peuple, voter en
faveur de n'importe qui, a lancé M. Bourjolly, appelant les
responsables de partis politiques à cesser de placer leurs intérêts
personnels avant ceux de la nation.

L'un des députés à avoirr soutenu Robert Manuel, Jonas Coffy a cru
voir la main d'Alexis dans le rejet de Manuel.

Il a fait état d'une force qui a empêché la ratification de Robert
Manuel. Et cette force comprendrait entre autres, a-t-il dit, des
députés/anciens policiers qui auraient participé dans le passé àla
perpétration d'actes malhonnêtes.

Il y aurait ausi, selon lui, la force de la drogue qui influencerait
les décisions à la chambre des députés.

Selon les observateurs, les rejets consécutifs de Ericq Pierre et de
Robert Manuel permet aussi de voir une chose: les partis politiques
n'ont plus de contrôle réel de leurs ressortissants à la chambre.

Ils appuient le choix d'un premier ministre et leurs parlementaires
votent dans le sens contraire.

La question aujourd'hui est de savoir: sur qui le président Preval
jettera son 3ème dévolu ou peut-être qui sera la prochaine victime?

AHP 12 juin 2008 6:30 PM

Robert Manuel rejeté :57 votes pour le rapport, 22 contre et 6
abstentions
Haïti Press Network Posté le 13 juin 2008

Le choix de Robert Manuel a été rejeté jeudi par la chambre des
députés après un rapport défavorable de la commission chargé d’évaluer
les pièces du premier ministre désigné.

La majorité des députés a suivi la recommandation de la commission
d’évaluation des pièces de Robert Manuel qui avant les débats avait
demandé de réfuter le choix du président René Préval.

Selon le rapport de ladite commission, le premier ministre désigné ne
répond pas aux prescrits de la constitution particulièrement l’article
157 exigeant à tout candidat au poste d’avoir passé au moins cinq
années consécutives à vivre dans le pays.

Ce rejet survient exactement un mois après celui d’Ericq Pierre (le 12
mai), et deux mois jour pour jour (le 12 avril) après le renvoi du
premier ministre Jacques Edouard Alexis par le Sénat.

Pour les députés ayant voté contre Robert Manuel, particulièment ceux
de la CPP, le rejet du premier ministre est la victoire de la
démocratie.

JJ/HPN
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