Copie d'un message reçu :
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Bonne réception
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RADIO SIGNAL FM
Une déclaration citoyenne relative au respect de la constitution et en
faveur des élections indirectes…..
Elle est signée par les partis politiques : Fusion, OPL, MOCHRENHA,
PLH ; les organisations de la Société Civile : Centre Œcuménique des
Droits Humains, Initiative de la Société Civile, Haïti Solidarité
Internationale.
Les signataires de cette déclaration exigent du Président de la
République le respect de la charte fondamentale qu’il a juré de
respecter et de faire respecter lors de son investiture le 16 mai
2006. « Nous l’invitons également à se conformer aux prescrits de
l’article 136 de la constitution, en assurant la continuité de l’Etat
par la convocation des élections devant compléter les organes des
collectivités territoriales, aboutir à la formation du Conseil
Electoral Permanent et le renouvellement du tiers du Sénat », écrivent-
ils.
Ces partis politiques et organisations de la Société Civile
s’adressent aussi aux Sénateurs et Députés en leur demandant d’assumer
« pleinement leurs prérogatives constitutionnelles comme co-
dépositaires de la souveraineté nationale ».
Ils plaident par ailleurs « pour la tenue d’un sérieux débat national
autour de la constitution, auquel participeront non seulement les
grands pouvoirs de l’Etat, mais aussi les élus locaux, les partis
politiques, les organisations de la Société Civile, les citoyennes et
citoyens ».
Les auteurs de la déclaration citoyenne relative au respect de la
constitution et en faveur des élections indirectes et sénatoriales
partielles entendent « organiser des forums, colloques, tables-rondes,
séminaires, débats, émissions de radio et de télé, rassemblement,
publier des articles de journaux, Ã titre de contribution au respect
scrupuleux de l’actuelle constitution jusqu’à ce qu’elle soit amendée
selon les procédures prévues ».
Les autres partis politiques et organisations de la Société Civile
sont invités à se joindre à cette démarche.
SIGNAL FM samedi 10 novembre 2007
Refaire l’image du Lycée Alexandre Pétion.
Une délégation de magistrat de l’Etat de la Floride, en visite en
Haïti, a remis, vendredi, un lot de matériels scolaires (plumes,
valises crayons..,) et un chèque d’un montant de 10 mille 500 dollars
américains aux responsables du Lycée Alexandre Pétion.
C’est le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation
professionnelle, Gabriel Bien-aimé qui a reçu le chèque pour le compte
de cet établissement scolaire. De l’avis de l’un des membres de la
délégation, ce fonds va permettre aux responsables de doter le lycée
de laboratoires scientifiques et informatique, de toilettes modernes
et de cantines scolaires.
Le Ministre de l’Éducation nationale et de la Formation
professionnelle qui a salué ce geste a promis de veiller à ce que ces
fonds soient dépensés en toute transparence. «Lycée Pétion ne doit pas
mourir, lycée Pétion doit revivre,… », a martelé Gabriel Bien-aimé.
Le directeur du lycée Alexandre Pétion a profité de la présence de la
délégation pour exposer l’état de la situation de la plus ancienne
institution scolaire du pays. Nicolas Mathurin a plaidé en faveur de
laboratoires informatiques et scientifiques, de cantine scolaire, de
manière à permettre au lycée de retrouver son image d’antan.
SGNAL FM dimanche 11 novembre 2007
Amnesty International exige davantage du gouvernement pour protéger
les journalistes et les radios indépendantes
Note d’Amnesty International
Amnesty International a condamné l’attaque armée perpétrée contre les
locaux de Radio-Télé Ginen, ce 6 novembre 2007, et les menaces de mort
dont a été la cible Joseph Guyler Delva, journaliste et directeur de
l’organisation SOS Journalistes.
Dans la soirée de mardi 6 novembre, un groupe de personnes armées a
ouvert le feu sur les locaux de Radio-Télé Ginen, à Delmas 31, dans la
zone métropolitaine de Port-au-Prince. Les autorités policières qui se
sont rendues sur les lieux ont fait constat d’au moins 15 impacts de
balles sur la façade de la station de radio. Radio-Télé Ginen est une
radio privée indépendante.
Par ailleurs, Amnesty International s’inquiète des menaces de mort
dont a fait l’objet le journaliste Joseph Guyler Delva. Depuis le 25
Octobre, Delva a reçu des appels anonymes et a été suivi en voiture
par des inconnus. Delva dirige actuellement la Commission indépendante
d’appui aux enquêtes sur les assassinats de journalistes, créée en
août 2007 à l ?initiative de SOS Journalistes et du président de la
république, Réné Garcia Préval. Delva est l’animateur d’une émission
matinale à Radio Mélodie et le correspondant en Haïti de la BBC et de
Reuters, entre autres.
La liberté d’expression constitue l’un des droits humains
fondamentaux. Amnesty International estime qu’il est particulièrement
important que tous les journalistes puissent exercer leur profession
sans crainte d’intimidation ou de harcèlement.
Amnesty International demande aux autorités haïtiennes de protéger les
journalistes contre toute menace et attaque, de veiller à ce que des
enquêtes approfondies soient menées dans les meilleurs délais sur
l’attaque perpétrée contre Radio-Télé Ginen et sur les menaces de mort
contre Joseph Guyler Delva ; de rendre publics les résultats de ces
enquêtes ; et de s’attaquer avec détermination à l ?impunité érigée en
institution pour les cas de journalistes harcelés et assassinés.
SIGNAL FM dimanche 11 novembre 2007
Début d’une enquête judiciaire sur la vente des matériels du CNE
Le parquet de Port-au-Prince a lancé ce vendredi une enquête sur la
gestion des matériels du Centre National des Équipements (CNE). Trois
employés ont été interpellés au terme de plus de 5 heures d’audition
au local du CNE a Cité Soleil.
Un substitut du commissaire du gouvernement, accompagné de quelques
policiers, s’était transporté, au local du CNE où il a réalisé
l’audition du directeur de l’entreprise, Alix Lorquet, du directeur du
dispatching, James Pierre et de quelques autres employés. A l’origine
de cette investigation les suspicions sur la vente d’un lot de
matériels du CNE, dont 11 bulldozers et 5 camions pour la modique
somme de 150 000 gourdes.
Hier des responsables du CNE avaient indiqué que tous les matériels
listés par la Cour des Comptes n’avaient pas été livrés. 50 camions
seraient fonctionnels au CNE sur les 80 existants selon des employés
qui rappellent que des équipements du CNE à L’Estère et Tiburon
avaient été vandalisés en 2004.
D’autre part, les membres de la commission finance du sénat s’étaient
entretenus ce vendredi avec le ministre des finances, Daniel
Dorsainvil, et le ministre des Travaux Publics, Frantz Verella, sur le
dossier de la vente des matériels du Centre National des Equipements.
Les sénateurs, insatisfaits des explications fournies par les
ministres ont décidé de créer une commission d’enquête sur ce dossier.
Les sénateurs exigent des informations précises sur la vente des
matériels du CNE avant la ratification de l’accord prêt de 50 millions
de dollars du gouvernement Taiwan à Haïti. Les parlementaires sont
convoqués en assemblée nationale le mardi 13 novembre pour la
ratification de l’accord.
Mardi dernier, le vice président de la commission finance du sénat ,
Kelly Batien, avait estimé que des matériels du CNE avaient été vendu
dans des conditions drôles par les responsables de la Direction
Générale des Impôts (DGI) sous le gouvernement de transition. Il avait
réclamé des explications de la commission d’enquête sur le CNE
soulignant toutefois que l’accord doit être voté pour que l’état
puisse acquérir de nouveaux matériels.
De son coté, la DGI avait nié toute responsabilité dans la vente des
matériels de la CNE dénoncée par des parlementaires. Le directeur des
opérations de la DGI, Lustin Muray, affirme que la DGI n’a rien à voir
avec l’évaluation des matériels qui a été réalisé par la Cour des
Comptes.
Selon lui les matériels vendus ont été présentés par la cour des
comptes comme un ensemble de ferrailles. Tout en indiquant que des
aucunteurs publiques ont réalisé la vente M. Lustin précise qu’un
aucunteur ne peut décider d’augmenter le tarif d’un matériel.
RADIO KISKEYA
Le processus de formation du nouveau CEP s’accélère
Après le patronat, les églises protestante et épiscopale soumettent
des candidatures à l’Exécutif ; invitée vendredi soir à un nouveau
round de discussions avec le Président Préval, la Convention des
partis politiques réclame la définition du mandat du futur Conseil
Electoral avant de choisir son représentant
vendredi 9 novembre 2007,
Radio Kiskeya
Le processus de désignation des membres du futur Conseil Electoral
s’est nettement accéléré ces dernières heures dans le cadre des
consultations engagées par le Président René Préval en vue de
l’organisation des prochaines sénatoriales partielles et
éventuellement des élections indirectes.
Au moins trois secteurs, la Fédération protestante d’Haïti (FPH),
l’église épiscopale anglicane d’Haïti et le patronat ont déjÃ
officiellement soumis leurs propositions au chef de l’Etat, a appris
Radio Kiskeya. Une source proche de la présidence de la FPH a fait
savoir que le pasteur Pauris Jean-Baptiste, actuel conseiller
électoral ou un autre pasteur, Leonel Raphaël, représentera les cultes
réformés au sein de l’institution électorale.
Pour sa part, l’Évêque de l’Église épiscopale, Mgr Jean Zaché Duracin,
a annoncé que Me Laurette Croyance a été désignée en remplacement de
Max Mathurin, président du CEP sortant. Avocate au barreau de Port-au-
Prince, l’intéressée enseigne également à l’Université épiscopale et
milite activement à la paroisse Saint-Siméon de la Croix-des-Bouquets
(environ 40 km nord-est de la capitale).
Vantant les qualités de Me Croyance, Mgr Duracin a tenu aussi à rendre
hommage au travail de M. Mathurin dont la non reconduction est, dit-
il, essentiellement motivée par le consensus qui s’est dégagé sur la
création d’un nouveau Conseil Électoral.
Mardi, le président de la Chambre américaine de commerce en Haïti
(AMCHAM), Bernard Fils-Aimé, participant à l’émission "Intérêt Public"
à diffuser dimanche sur les ondes de Radio Kiskeya, avait confirmé que
le secteur privé des affaires souhaitait être représenté par François
Benoît ou Jacques Bernard, en raison de la compétence et de
l’honnêteté des deux hommes. Il reviendra à René Préval de porter son
choix sur l’actuel trésorier et directeur général par intérim de
l’organisme électoral ou sur l’ancien directeur général, deux
fonctionnaires généralement très peu appréciés dans les milieux
proches du pouvoir.
Vendredi soir, le Président de la république participait à un nouveau
round de discussions avec les partis membres de la Convention des
partis politiques réunis au Palais National (siège de la Présidence).
Le pasteur Luc Mésadieu, président du Mouvement chrétien pour une
nouvelle Haïti (MOCHRENA) a souligné que la Convention conditionnait
la désignation de son représentant à une clarification du mandat du
prochain CEP. La nouvelle équipe devrait être habilitée à organiser le
scrutin devant permettre de renouveler le tiers des 30 sièges du Sénat
et les élections indirectes, passage obligé pour la formation du
Conseil Électoral Permanent attendue depuis 1987. Cette position, qui
risquait d’aller à l’encontre de celle de la Présidence, est en phase
avec une déclaration conjointe d’organisations de la société civile et
de partis politiques appelant le chef de l’État à respecter les
prescrits de la constitution en créant les conditions nécessaires à la
tenue des élections. Quatre partis membres de la Convention, le
MOCHRENA, la Fusion des sociaux-démocrates, l’Organisation du peuple
en lutte (OPL) et le Parti libéral haïtien (PLH) sont parmi les
signataires de cette pétition.
Au Parlement aussi, la perspective de la mise en place d’un énième
Conseil Électoral suscite intérêt et appréhensions. Un Député de la
FUSION, Saurel Jacinthe, a mis en garde contre un éventuel retour du
Dr Macajoux Médard et de Micheline Figaro au sein de l’institution.
Estimant que ces deux personnages avaient joué un rôle majeur dans la
crise que le pays avait connue suite aux élections contestées du 21
mai 2000 (Préval/Alexis première version), le parlementaire a indiqué
que leur nomination exprimerait l’intention de l’Exécutif d’orienter
le processus électoral.
Selon la constitution haïtienne, onze nouveaux Sénateurs élus pour six
ans devraient entrer en fonction le deuxième lundi de janvier 2008.
Cependant, compte tenu des retards accumulés, il y a fort à parier que
cette échéance constitutionnelle ne sera pas respectée. Cette
situation est annonciatrice de nouveaux écueils tels que risques de
dysfonctionnement du corps législatif et décision de Sénateurs en fin
de mandat de continuer à siéger au Parlement sans disposer de la
légitimité populaire. spp/Radio Kiskeya
Le sommet ibéroaméricain accorde une attention spéciale à Haïti, la
République Dominicaine et le Mexique victimes d’inondations
Une minute de recueillement en hommage aux victimes avant le début des
travaux techniques
vendredi 9 novembre 2007,
Radio Kiskeya
Les inondations dévastatrices ayant touché ces derniers jours Haïti,
la République Dominicaine et le Mexique feront l’objet d’une
déclaration spéciale du 17e Sommet ibéroaméricain qui s’achève samedi
à Santiago du Chili en présence de la majorité des chefs d’État et de
gouvernement des 22 pays membres de la communauté et des Secrétaires
généraux de l’ONU, Ban Ki-moon et de l’OEA, José Miguel Insulza.
Selon une dépêche de l’agence officielle brésilienne Agência Brasil,
les Etats latinoaméricains et leurs anciennes métropoles espagnole et
portugaise doivent exprimer leur intention de développer des
politiques communes contre les catastrophes semblables à celles de ces
derniers jours.
A l’ouverture lundi des travaux préparatoires du sommet
ibéroaméricain, tous les fonctionnaires des pays participants avaient
observé une minute de recueillement à la mémoire des victimes des
inondations. "Il est évident que ces désastres naturels constituent
une réalité et que nous avons besoin de coopération pour les
affronter. Plus nous avançons seulement avec des textes et des
résolutions, plus le sujet est présent parmi nous", ont affirmé les
équipes techniques du forum de Santiago.
Les Présidents dominicain, Leonel Fernà ndez et mexicain, Felipe
Calderòn dont les pays ont été respectivement touchés par le passage
de la tempête tropicale Noël et des inondations ont dû renoncer Ã
assister au sommet.
Des trois pays affectés, Haïti est le seul à ne pas faire partie de
l’espace ibéroaméricain. spp/Radio Kiskeya
12 voyageurs disparus dans un naufrage dans la Grand’Anse
Hospitalisation de cinq autres personnes ayant survécu à la
catastrophe enregistrée sur le trajet Dame-Marie/Iles Cayemites
samedi 10 novembre 2007,
Radio Kiskeya
12 des 17 occupants d’un petit voilier étaient toujours portés
disparus samedi à la suite d’un naufrage qui s’est produit dans la
nuit de jeudi à vendredi au cours d’une liaison maritime régulière
entre deux communes de la Grand’Anse (sud-ouest), a indiqué à Radio
Kiskeya la directrice de la protection civile, Alta Jean-Baptiste.
Seuls cinq survivants ont été retrouvés. Pris en charge par la
protection civile et la Croix-Rouge Haïtienne, ils ont été
hospitalisés. Mais, leur état n’inspirait aucune inquiétude.
Selon Mme Jean-Baptiste, les recherches se poursuivaient en vue de
déterminer le sort des disparus.
L’embarcation qui arrivait de Dame-Marie a sombré en tentant
d’atteindre les îles adjacentes des Cayemites.
Les accidents maritimes sont très fréquents dans la Grand’Anse. En
avril dernier, une vingtaine de passagers en partance pour Port-au-
Prince à bord du bateau dénommé Lazarus avaient péri noyés lorsque le
navire s’était retourné dans le port de Jérémie. spp/Radio Kiskeya
Tournée du Premier ministre Alexis dans le Sud-Est et le Sud touchés
par Noël
De nouvelles inondations enregistrées dans les Nippes
samedi 10 novembre 2007,
Radio Kiskeya
Le Premier ministre Jacques-Edouard Alexis a visité samedi des régions
sinistrées du Sud-Est et du Sud où il a fait un diagnostic sommaire de
la situation et supervisé la distribution de kits alimentaires aux
victimes, plus d’une semaine après le passage de la tempête tropicale
Noël dont le bilan se chiffre à des dizaines de morts et des milliers
de sans-abris.
A la tête d’une délégation, le chef du gouvernement s’est rendu
successivement à Jacmel et à Belle-Anse où il était accompagné
notamment des ministres de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé et des
affaires sociales, Gérald Germain, du président du Sénat, Joseph
Lambert et de plusieurs autres parlementaires. Puis, M. Alexis a
survolé les Cayes et Camp-Perrin à bord d’un hélicoptère des Nations
Unies.
Le Premier ministre a compati à la situation difficile des populations
sinistrées et promis la présence active du gouvernement à leurs côtés.
Il a aussi précisé que plusieurs de ses ministres procédaient dans
différentes régions à l’évaluation des dégâts et des besoins.
Entre-temps, de nouvelles inondations ont été enregistrées vendredi
dans trois communes des Nippes (sud-ouest), Anse-Ã -Veau, Petit-Trou de
Nippes et Petite-Rivière de Nippes. Des maisons ont dû être évacuées
par leurs occupants, mais aucune évaluation des dommages n’était
encore disponible. Les prévisions météorologiques pour le week-end
restaient globalement alarmantes avec le maintien de l’alerte jaune
aux risques d’inondations et de glissements de terrain d’intensité
faible à modérée. Selon un nouveau bulletin spécial du Centre national
de météorologie (CNM), des périodes pluvieuses menaçaient les
départements du Sud, du Sud-Est, des Nippes, de la Grand’Anse, de
l’Ouest et le grand Nord. spp/Radio Kiskeya
Le Président brésilien annule sa visite en Haïti et en République
Dominicaine
Lula, qui affirme avoir pris cette décision à cause du passage de la
tempête Noël, sera par contre le mois prochain à La Havane
dimanche 11 novembre 2007,
Radio Kiskeya
Le Président brésilien Luiz Inà cio Lula da Silva a annoncé dimanche
qu’il avait décidé d’annuler ses voyages prévus à la fin du mois en
Haïti et en République Dominicaine à cause du passage dévastateur de
la tempête tropicale Noël ayant considérablement affecté les deux
pays, rapporte BBC Brazil.
En conséquence, les préparatifs de ce double déplacement en cours
depuis quelque temps ont été suspendus.
Le chef de l’État brésilien a fait savoir qu’il reportait sa visite en
Haïti à une prochaine fois, sans toutefois fournir de précisions.
A Santo Domingo, il devait assister à un congrès de la gauche
démocratique latinoaméricaine.
Lula a d’autre part déclaré qu’il se rendra à Cuba probablement le 21
décembre prochain. Il n’était pas en mesure de préciser s’il
rencontrerait ou non le Président Fidel Castro convalescent depuis
l’intervention chirurgicale subie en juillet 2006. L’agenda du voyage
a été brièvement évoqué par le numéro un brésilien et le vice-
président cubain, Carlos Lage, lors d’une rencontre samedi à l’issue
du XVIIe Sommet ibéromaéricain à Santiago du Chili.
Luiz Inà cio Lula da Silva avait déjà visité Port-au-Prince en août
2004 en compagnie des stars de la sélection brésilienne dans le cadre
d’un match de football pour la paix. Le Brésil assume le commandement
de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH) qui compte quelque
9.000 militaires et policiers internationaux. spp/Radio Kiskeya
Scandale sexuel en Haïti : Les autorités militaires sri-lankaises
accusent Médecins Sans Frontières, mais promettent de punir les
coupables
Les officiers responsables de l’enquête, qui soutiennent que seuls six
soldats auraient commis des crimes et délits, s’étonnent de voir l’ONU
expulser 111 casques bleus sur la base d’allégations de civils
"frustrés" de ne plus recevoir une assistance alimentaire onusienne
dimanche 11 novembre 2007,
Radio Kiskeya
Les officiers supérieurs chargés par les autorités de Colombo de mener
l’enquête sur l’implication présumée d’une centaine de casques bleus
sri-lankais dans des actes de délinquance sexuelle commis en Haïti se
sont déclarés étonnés de constater le renvoi des suspects sans qu’ils
n’aient été interrogés sur l’incident.
Le quotidien local Colombo Post a rapporté au cours du week-end que
les dirigeants militaires sri-lankais attribuent la plainte Ã
l’origine de l’expulsion des 111 officiers et soldats pour abus
sexuels sur des prostituées et des mineures haïtiennes à l’ONG
française Médecins Sans Frontières (MSF) qui serait hostile au Sri-
Lanka. Le brigadier Udaya Perea, directeur des opérations au sein de
l’armée, précise qu’une fois que les allégations d’abus sexuels
étaient parvenues au gouvernement, le commandant des forces armées, le
général Sarath Fonseka, avait décidé de dépêcher à Port-au-Prince le
brigadier Kumudu Pera, responsable de l’entraînement des troupes, la
brigadière Shirani Warusawihtana, un avocat et un autre investigateur
en vue de conduire une enquête impartiale sur cette affaire de concert
avec les Nations Unies.
Les hauts gradés soutiennent que seuls six agents ont été reconnus
coupables, deux de mauvaise conduite sexuelle et les quatre autres de
mensonge devant la commission. "Cependant, après nos investigations,
l’ONU a associé l’ensemble du bataillon aux accusations portées par
des civils. Beaucoup des casques bleus incriminés s’interrogent et
nous autres aussi nous nous demandons comment des civils peuvent-ils
entraîner le rapatriement de 108 soldats et trois officiers", ont
indiqué les responsables militaires sri-lankais.
Plus loin, ils expliquent que depuis un certain temps, il y a de plus
en plus d’animosité entre les troupes et des civils haïtiens parce que
"conformément aux instructions de l’ONU, nous avons cessé de leur
fournir les excédents d’aliments que nous avions l’habitude de leur
donner". La supression de cette aide aurait motivé une levée de
boucliers contre le bataillon sri-lankais déployé au sein de la
Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
Toutefois, les officiers ont, malgré leur mécontentement évident face
à la réaction de l’ONU, promis que les casques bleus coupables seront
sévèrement punis. "Nous avons demandé au bureau de l’ONU en Haïti de
nous envoyer toutes les évidences disponibles contre les soldats de la
paix", a assuré le directeur des opérations de l’armée sri-lankaise.
Le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour Haïti,
Hédi Annabi, avait déclaré jeudi dernier qu’après les sanctions
administratives qu’a impliquées l’enquête interne, le sort des casques
bleus dépendait exclusivement, sur le plan pénal, des autorités sri-
lankaises. Se montrant conscient de la gravité de l’affaire, il avait
rappelé la doctrine de "tolérance zéro" de l’ONU en la matière et
présenté ses "regrets aux victimes et au peuple haïtien". Mais, le
diplomate tunisien avait écarté les accusations de "viols", préférant
parler de relations consentantes ayant entraîné des "faveurs sexuelles
en échange d’argent". Il a simplement annoncé une assistance médicale
et psychologique en faveur des victimes alors qu’à Port-au-Prince des
organisations féministes et de défense des droits humains tels
Solidarité Femme Haïtienne (SOFA), Fanm Yo La, le Réseau National de
Défense des Droits Humains (RNDDH) et le Comité des Avocats pour le
Respect des Libertés Individuelles (CARLI) ont réclamé "justice et
réparation", selon les dispositions de la législation haïtienne.
Certaines d’entre elles ont même souhaité l’extradition des militaires
sri-lankais et le départ d’Haïti de la force onusienne.
Un bataillon de 950 soldats sri-lankais a intégré la MINUSTAH dont les
effectifs s’élèvent à 9.000 militaires et policiers. spp/Radio Kiskeya