Copie d'un message reçu :
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Rencontre / Premier Ministre ratifié / Préval / Partis politiques :
rien de concret.
La rencontre entre le Premier Ministre Ratifié, le président de la
République et les partis politiques n’a abouti à rien de concret,
selon Evans Paul. Trois points étaient à l’ordre du jour de cette
réunion tenue autour de la formation du prochain gouvernement dirigé
par Michelle Pierre-Louis.
Il s’agissait de l’énoncé de la politique par rapport aux partis
politiques appelé à intégrer ce gouvernement, d’un pacte de
gouvernabilité et du type de gouvernement à mettre sur pied.
Selon Evans Paul, les partis impliqués dans les discussions doivent
avoir un œil sur le programme de la prochaine équipe gouvernementale
exprimé dans les déclarations de la politique générale du Premier
Ministre.
Le responsable de l’Alliance Démocratique a aussi évoqué le Document
de Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la
Pauvreté qui devrait servir de base à ce programme. M. Paul croit que
ce document est incomplet pour n’avoir pas pris en compte certains
aspects de la réalité haïtienne comme la nécessité de la
décentralisation.
Le projet d’un pacte de gouvernabilité devait être distribué aux
participants ce Mardi afin qu’ils puissent l’étudier, explique Evans
Paul.
La proposition d’un gouvernement à large participation prônée par René
Préval sera au centre des prochaines discussions.
La rencontre de Lundi était la première de toute une série qui devrait
permettre l’accouchement d’un gouvernement acceptable par tous.
Radio Signal FM mardi 5 août 2008
Michelle Pierre-Louis identifie les défis qui l’attendent.
La déclaration de politique générale du premier ministre ratifié se
fera sur base d’une large consultation, afin qu’elle puisse refléter
les préoccupations de la plupart des secteurs de la vie nationale.
C’est l’essentiel des déclarations faites par Michelle Pierre-Louis
lors d’une conférence de presse tenue à Port-au-Prince ce Mardi.
Madame Pierre est conscient des enjeux, que les intérêts divergents
sont nombreux. D’où la nécessité, selon elle, de rechercher des
compromis entre ces intérêts pour aboutir à l’intérêt général.
« Cette déclaration se basera sur les principes directeurs que le
gouvernement entend adopter pour diriger le pays : solidarité et
mobilisation sociales, inclusion (chaque Haïtien, chaque Haïtienne),
austérité, responsabilité et cohésion gouvernementale », a déclaré
Michelle Pierre-Louis.
Ces principes directeurs devraient être tirés du Document de
Stratégies Nationales pour la Croissance et Contre la Pauvreté
préparé, selon ces détracteurs, par des techniciens de la communauté
internationale, lesquels n’ont rien à voir avec la réalité haïtienne.
Les leaders politiques engagés dans les discussions autour de la
formation du prochain gouvernement dénoncent d’ailleurs ce document
accusé de négliger la nécessité de décentraliser le pays et de ne pas
tenir compte de l’apport de la diaspora dans la vie économique du
pays.
Michelle Pierre-Louis identifie de nombreux défis à relever. Il s’agit
de « l’insécurité, la cherté de la vie, les immondices, le chômage, la
santé, l’éducation, la production, l’énergie, les jeunes, les enfants
». Elle affirme que c’est la volonté de changement manifesté par les
haïtiens et les haïtiennes, ici et à l’étranger qui l’ont porté Ã
accepter ce poste avec les lourdes responsabilités qui l’accompagnent.
Pour y arriver, un consensus doit dégager. Les négociations avec les
partis politiques sont difficiles, reconnaît le premier ministre
ratifié. « Le président Préval et moi-même restons cependant ouverts,
afin de parvenir à un compromis qui tienne compte des intérêts du
pays ; pour parvenir à créer la cohésion gouvernementale ; pour
maintenir e bonnes relations avec le parlement ; pour travailler
ensemble à produire les résultats que le peuple attend », a ajouté
Michelle Pierre-Louis.
Radio Signal FMmardi 5 août 2008
Un gouvernement non partisan basé sur une politique inclusive
Le premier ministre ratifié Michèle Pierre-Louis s'est refusé mardi a
revenir sur les accusations d'homosexualité présumée portées contre
elle.
Je mets quiconque en défi de prouver que j'ai été l'objet d'un
quelconque scandale sexuel ou autre, a dit Mme Pierre-Louis qui
affirme avoir déjà répondu aux accusations portées conte elle dans une
mise au point rendue publique.
Le pasteur Chavannes jeune du parti l'Union et la sénateur Edmonde
Beauzile Supplice ont fait savoir que la PM ratifiée s'est contentée
de dénoncer des mensonges contre sa personne et rejeté des allégations
sans toutefois dire sur quoi elles portaient.
Michèle Pierre-Louis qui donnait sa première conférence de presse, a
indiqué avoir été l'objet de beaucoup de souffrances depuis qu'elle a
été désignée au poste de premier ministre.
" Mais je savais qu'en acceptant la proposition du président René
Préval, je rentrais dans le champ du politique, c'est-à -dire dans un
espace où tous les intérêts divergents, sont nombreux", a-t-elle
reconnu, ajoutant que "parvenir à un compromis est très difficile
surtout dans un pays où les institutions sont faibles et où nous
sommes familiers de la logique du "chacun pour soi"
Après la ratification de son choix par les députés et les sénateurs,
Michèle Pierre-Louis a fait savoir que l'énoncé de politique générale
qu'elle présentera devant les deux chambres, sera un document public.
De fait, lors d'une rencontre lundi soir, la promesse a été faite de
remettre aux leaders politiques une ébauche du document pour
commentaires et suggestions
Concernant les pressions exercées par les partis politiques pour
intégrer le prochain gouvernement, Michèle Pierre-Louis a fait savoir
que des consultations sont en cours, même si elles sont difficiles
Le président René Préval et elle-même n'avaient pas de problème Ã
accepter cette ouverture, a-t-elle dit.
"Tout dépend des personnalités proposées", a souligné le PM désigné,
ajoutant que les candidats des partis doivent être compétents,
honnêtes et capables de faire marcher un ministère
Elle a également relevé que 19 partis sont représentés au parlement,
alors qu'il n'y a que 18 postes ministériels.
Michèle Pierre-Louis a fait savoir que si sa politique générale est
ratifiée, son gouvernement sera basée sur l'inclusion, la cohésion
l'austérité, le sens de responsabilité.
Elle a promis de diriger en toute neutralité bien que des secteurs
l'accusent, a-t-elle dit, d'être duvaliériste ou d'avoir participé au
mouvement GNB (anti-Aristide).
Michèle Pierre-Louis est en outre accusée d'avoir avalisé ou participé
au mouvement de boycott de la célébration du bicentenaire de
l'indépendance d'Haïti le 1er janvier 2004.
"Je vais travailler pour donner satisfactions à toutes les couches de
la société, a-t-elle promis, soulignant que son objectif premier n'est
pas de chercher un poste de premier ministre, mais de pouvoir
s'engager en faveur de son pays confronté à toutes sortes de problèmes
dont la cherté de la vie, le chômage, la santé, l'éducation, la
production et l'insécurité.
Sur le dossier de la sécurité elle a fait part d'une rencontre
prochaine avec le premier ministre sortant Jacques Edouard Alexis,
pour prendre connaissance du rapport préliminaire de la commission
chargée d'étudier la possibilité de mettre en place une nouvelle force
publique.
Elle a promis la mise en place d'un programme de protection sociale,
pour freiner l'hémorragie de l'émigration de cadres et de jeunes qui
laissent le pays après avoir fait leurs études gratuitement.
Haïti, a-t-elle estimé, est un pays souverain, mais qui a perdu son
champ de souveraineté dans deux domaines: la sécurité alimentaire et
le contrôle du territoire.
Une mission militaire internationale est en Haïti depuis le 29 février
2004, date du départ forcé du président Aristide.
Michèle Pierre-Louis qui dirige une puissante ONG financée à hauteur
de dizaines de millions de dollars par le milliardaire George Soros et
d'autres institutions internationales, a reconnu que le transit par
des ONG de centaines de millions de dollars d'aide internationale,
pose de sérieux problèmes au pays, tout comme les fonds investis pour
le maintien de la MINUSTAH en Haïti.
Pour passer l'étape de la ratification de son énoncé de politique
générale au sénat de la République aujourd'hui amputée de 12 membres,
le premier ministre désigné doit obtenir au moins 16 voix (majorité
absolue) sur 18, un pari très difficile, après l'abstention de 5
sénateurs lors de la ratification de son choix le 31 juillet.
Pour cet exercice, une majorité simple était suffisante (10 voix).
Si Michèle Pierre-Louis devient chef de gouvernement, en plus des
dossiers urgents comme la rentrée scolaire et les élections pour
combler les sièges vacants au sénat, d'autres dossiers plus délicats
l'attendront comme le retour des exilés politiques dont l'ancien
président Aristide, le suivi de l'arrêt de la cour interaméricaine des
droits de l'Homme en faveur de l'ancien premier ministre Yvon Neptune
dans le dossier du "supposé massacre de la scierie, et le dossier de
la création d'une nouvelle force publique.
AHP
Radio Signal FM mardi 5 août 2008