| HAITI--Justice-- Le commissaire Gassant jette l'éponge |
|
 |
|
 |
|
 |
|
 |
Group: soc.culture.haiti · Group Profile
Author: AnnetteAnnette Date: Aug 11, 2008 16:48
Copie d'un message reçu :
-------------------------------------
Haïti-Justice-Démission
Le commissaire Claudy Gassant jette l’éponge
Conséquence de graves incidents à répétition ayant culminé avec un
bras de fer entre le chef du parquet de Port-au-Prince et un
commissaire de police
lundi 11 août 2008,
Radio Kiskeya
Le commissaire du gouvernement près le parquet du tribunal civil de
Port-au-Prince, Claudy Gassant, impliqué dans des incidents en cascade
ayant empoisonné les relations entre la justice et la Police
Nationale, a présenté lundi sa démission aux autorités compétentes, a
appris Radio Kiskeya de sources autorisées.
Selon les premiers éléments d’information disponibles, deux réunions
orageuses que le Président René Préval a eues respectivement dimanche
soir et lundi matin au Palais National (siège de la Présidence) avec
le commissaire Gassant et le directeur général de la PNH, Mario
Andrésol auraient précipité le départ du magistrat.
La Présidence et le gouvernement démissionnaire du Premier ministre
Jacques-Edouard Alexis n’avaient toutefois pas encore annoncé
officiellement cette démission.
Lors d’une ultime conférence de presse vendredi dernier, M. Gassant
avait pourtant catégoriquement écarté tout projet de démission
précisant qu’il partirait "seulement s’il était limogé", car, il
n’avait jamais quémandé de poste.
Impliqué dans un cycle interminable d’accrochages les uns plus
specatculaires que les autres avec les autorités policières, dont le
commandant en chef, Mario Andrésol, le commissaire démissionnaire
avait été cité à comparaître au correctionnel pour "coups portés au
visage" du commissaire de police de Pétion-Ville (banlieue est de Port-
au-Prince), Frantz Georges, au cours d’un bal, après avoir émis un
mandat d’amener et un ordre d’interdiction de départ contre ce
dernier. Les deux hommes étaient en conflit ouvert depuis un autre
incident, le 28 juillet, lorsque Gassant s’était opposé à une
opération qui, sous le commandement de l’officier de police, visait Ã
remorquer à Delmas 83 (est) le véhicule d’un fonctionnaire de la
Présidence, Assad Volcy, pour son implication présumée dans
l’enlèvement supposé d’une enfant.
Cet incident avait suivi de 24 heures l’arrestation lors d’un festival
Compas au centre sportif Henfrasa à Delmas 33 (nord) d’un proche de
Mario Andrésol, Fahed Esper, contractuel de la PNH et directeur de
Métro Sécurité S.A, sous l’accusation de port et détention illégale
d’armes à feu.
Le président du Sénat, Kelly Bastien, plusieurs autres parlementaires
et des personnalités de la société civile avaient, ces derniers jours,
appelé le chef de l’Etat à mettre fin à ces querelles publiques qui
menaçaient d’affaiblir davantage les institutions judiciaire et
policière et laissaient une brèche ouverte aux bandits de tout acabit.
Rentré en Haïti en été 2006 à l’issue d’un séjour forcé de quatre
années aux Etats-Unis, l’ancien juge d’instruction était arrivé en
grande pompe à la tête du parquet de la capitale depuis le 21 août
2006 losrqu’il avait succédé à Me Fredd’Herck Lény. Il avait acquis sa
notoriété en assurant l’instruction du dossier de l’assassinat du
directeur de Radio Haïti Inter, Jean Léopold Dominique et du gardien
de la station, Jean-Claude Louissaint, abattus par un commando le 3
avril 2000.
Mais, cette réputation allait être peu à peu ternie par des
interventions intempestives et des excès de pouvoir du nouveau
commissaire ivre de sa toute-puissance. L’extravagant cortège de
Claudy Gassant symbolisait depuis quelque temps la terreur partout où
il faisait son apparition, notamment les night-clubs, lieux
privilégiés d’altercations et de règlements de compte dignes des
westerns américains et de leurs légendaires cowboys ou encore du
pouvoir absolu que détenaient les faucons de la dictature des
Duvalier. spp/Radio Kiskeya
|