Author: AnnetteAnnette Date: Jul 18, 2008 13:39
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Agora
Talon kikit pa alamòd ankò
par Lyonel Trouillot
Le récent éditorial de Claude Moïse examinant la portée et la
signification des activités organisées pour célébrer l’anniversaire
d’un chef d’État déchu permet d’attirer de nouveau l’attention sur un
fait de société que l’on a trop tendance à oublier.
L’arrivée au pouvoir de Jean-Bertrand Aristide était l’expression
d’une attente et surtout d’un mécontentement de la part des classes
sociales défavorisées et d’individus issus de ces classes. Un principe
de ressemblance motivait le choix, et qu’Aristide l’ait utilisé à des
fins personnelles et en violation des règles élémentaires de la
démocratie formelle n’altère en rien la force de ce principe. La
réalité a quelque peu changé – il y a dans cette société un peu plus
de mobilité sociale qu’hier – mais l’absence d’un « nous national »
fait encore jouer une perception qui divise le pays en « eux » et «
nous ».
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