| Haiti -- Contre la vie chère -- Manifestations du lundi 7 avril |
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Group: soc.culture.haiti · Group Profile
Author: AnnetteAnnette Date: Apr 7, 2008 11:17
Copie d'un message reçu :
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Vie chère/Reprise des manifestations aux Cayes : un mort
Mécontentement contre la thèse de la manipulation du mouvement par des
trafiquants de drogue/Hostilité grandissante contre le 3ème sénateur
du Sud, Gabriel Fortuné
lundi 7 avril 2008,
Radio Kiskeya
Les manifestations contre la cherté de la vie ont repris de plus belle
lundi matin aux Cayes (Sud) où l'on signalait la mort d'au moins une
personne à la mi-journée.
Selon les premières informations, il s'agirait d'un des manifestants
qui tentaient d'investir l'hôtel en construction << Le Manguier >>
appartenant au 3ème sénateur du Sud, Gabriel Fortuné, à qui ils
reprochent d'avoir inspiré les allégations du premier ministre Jacques
Edouard Alexis selon lesquelles le mouvement de protestation serait
l'oeuvre de trafiquants de drogue. Des agents de sécurité de l'Hôtel
auraient ouvert le feu pour disperser les manifestants. Il en est
résulté que l'un d'entre eux a été mortellement atteint.
De nombreux manifestants, furieux après l'incident, sont partis à la
recherche du parlementaire élu sous la bannière du parti UNION dirigé
par le pasteur Chavannes Jeune.
Loin d'apaiser la population des Cayes, les déclarations faites en fin
de semaine dernière par le chef du gouvernement relative aux
manipulations possibles du mouvement de protestation, semblent les
avoir davantage mécontentés.
Le bilan des manifestations aux Cayes s'élevait, jusqu'au dernier
incident de ce lundi, à 4 morts selon diverses sources et à un seul
selon la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti
(MINUSTAH). [jmd/RK]
Vie chère : vive tension à Port-au-Prince
Ralentissement des activités/La PNH et la MINUSTAH en état d'alerte
lundi 7 avril 2008,
Radio Kiskeya
Une situation de tension règne depuis très tôt ce lundi sur diverses
artères de la capitale haïtienne, notamment dans la banlieue Sud, au
niveau de Martissant, où la circulation automobile a été interrompue
suite à des jets de pierres et de tessons de bouteilles.
Un peu plus tard dans la matinée, des manifestants ont été remarqués
autour des barricades vites érigées, réclamant du gouvernement
l'amélioration immédiate des conditions de vie. Des centaines de
personnes ont manifesté vers 10 heures 30 locales aux abords du Palais
national avant de prendre la direction du Bel-Air (vaste quartier
populaire situé au centre de la capitale) où, vraisemblblement, ils
comptent grossir leurs rangs.
Des transporteurs publics ont profité de cette situation pour
déclencher à leur tour une grève contre les dernières hausses des prix
des produits pétroliers. Cette situation a pour conséquence le
ralentissement significatif des activités dans divers secteurs dont,
en priorité, les écoles, le commerce et l'administration publique.
La sécurité des bâtiments publics, dont le Palais national et la
Primature (sièges respectifs de la présidence et du gouvernement) ont
été considérablement renforcés par des dispositifs mis en place par la
Police Nationale et la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation
en Haïti (MINUSTAH).
Des manifestations ont été enregistrées également à Jérémie (Grande-
Anse, Sud-Ouest) où ont été remarquées des pancartes réclamant, outre
la baisse du coût de la vie, mais aussi le retour de l'ancien
président Jean Bertrand Aristide et la fin des persécutions contre
l'ex-chef rebelle anti-Aristide Guy Philippe, officiellement poursuivi
pour trafic de drogue par la Drug Enforcement Agency des Etats-Unis
(DEA).
Ces protestations s'inscrivent dans le sillage du mouvement initié la
semaine dernière aux Cayes (Sud) contre la cherté de la vie et qui
s'est soldé jusqu'ici par la mort d'au moins 4 personnes. La MINUSTAH
accuse cependant un bilan moins dramatique d'un mort.
Le chef du gouvernement, Jacques Edouard Alexis, a annoncé des
programmes urgents mais dont certains ne produiront leurs effets
qu'après un certain temps . Il a également fait état de facteurs de la
hausse des prix, comme les produits pétroliers, dont le contrôle est
hors de portée du gouvernement. [jmd/RK]
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