"NoBrain"
a écrit dans le message de news:
ergq7f$unp$1@aioe.org
> abourick a écrit :
>
> Quelle était la position de l'église à l'encontre de la traite
> négrière ? Oui, le christianisme n'avait pas l'esclavage à la bonne
> et l'a fait reculer en Europe, mais qu'à-t-elle fait quand ça s'est
> passé ailleurs ? Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'abolition
> définitive n'est pas de son fait, et qu'elle n'a pas été suffisamment
> énergique. Après,
> je préfère encore cette version à celle qui autorise la mise en
> esclavage de non coreligionnaires, et ce explicitement.
L'Eglise a aboli l'esclavage dans le premier tiers du XVIe siècle. L'Eglise
avait un pouvoir spirituel sur la chrétienté et un pouvoir temporel réduit
aux seules possessions papales sur lesquelles elle régnait. Sur les terres
du pape ni esclavage (après son abolition) ni persécutions à l'encontre des
Juifs. Pour ce qui est du pouvoir spirituel sur les royaumes chrétiens tout
dépend du roi. Est-il prêt à accepter les recommandations de l'Eglise ou s'y
oppose-t-il ? Or le pouvoir temporel de la chrétienté (détenu par les rois,
empereurs, princes, régents, aristocrates...) a été plus souvent en
opposition avec la papauté qu'en pleine communion avec elle. Certains
pouvoir temporels n'ont pas hésité à rompre avec l'Eglise parce qu'elle
s'opposait à la volonté du pouvoir temporel.
L'Eglise "travaille" la pâte humaine depuis 2000 ans en l'ensemençant avec
la parole de Dieu. Or il suffit d'observer la France contemporaine pour
constater un phénomène universel : l'humanité résiste avec acharnement à
l'enseignement de Dieu, préférant ce que Dieu lui a imposé à ce qu'il lui
propose. Voilà 4000 ans que la tradition hébraïque s'oppose aux sacrifices
humains et tout particulièrement à celui des enfants. Et pourtant les
Hébreux ont continué à imiter leurs voisins cananéens et phéniciens en
offrant leurs enfants en sacrifice au dieu Baal. Aujourd'hui en France,
terre chrétienne, tous les ans 220.000 femmes assassinent l'être en
gestation qu'elles portent, en bravant allègrement l'interdiction de
l'Eglise. Que faire ? L'Eglise n'a pas le pouvoir d'imposer le respect de la
vie humaine. Elle se contente de rappeler son opposition au sacrifice humain
et d'exhorter les femmes à ne plus le pratiquer. En général cela ne lui
apporte qu'insultes, crachats, haines, vitupérations, exécrations. Peut-être
un jour l'humanité renoncera-t-elle à cette pratique barbare. Mais pour
l'instant elle en est encore loin. Ce qui est vrai du respect de la vie
l'est également du respect de la dignité et de la liberté de l'homme.
L'Eglise propose, l'homme dispose.
>> Tant que la révolution mentale, intellectuelle, psychologique et
>> spirituelle
>> de la pensée hébraïque n'a pas été largement diffusée et assimilée
>> dans une portion du monde, pas de pensée scientifique.
>
> Comment se fait-il alors que l'on parle de miracle grec et non de
> miracle hébraïque ? Pourquoi toutes ses inventions ont eu lieu chez
> des païens et non chez les hébreux ?
Le peuple hébreu n'a jamais eu de brillante civilisation. Ses débuts ont été
obscurs : des bédouins, des voleurs de grand chemin, des guerriers hittites
privés de leur empire, des esclaves fugitifs... Par la suite il ne s'est
intéressé qu'à la métaphysique et à la théologie, développant le seul
système de pensée intégralement rationnel qui lorsqu'il est passé aux païens
a créé cette floraison scientifique sans précédent : la science au sens
contemporain.
Je signale au passage que les Grecs ont beaucoup repris des Babyloniens, des
Egyptiens probablement aussi. Science et Vie a publié il y a une dizaine
d'années la traduction d'une tablette sumérienne ou akkadienne (je ne sais
plus trop) dans lequel le théorème de Pythagore était exposé, selon les
commentaires du mathématicien Lichnerowicz, de manière bien plus
intelligente et originale que chez les Grecs puisqu'elle permettait
d'engendrer des triplets pythagoriciens.
>> Il a dit des horreurs sur la Vierge.
>
> Oui, bon, il avait du mal à comprendre comment une vierge pouvait
> enfanter, ce qui est aussi mon cas. A la limite, à l'époque, une prune
> et deux semaines de cachot humide, passe encore, mais le brûler pour
> ça !?
Un gros con puisque la science connaît des cas de parthénogenèse (mais dans
ce cas ce sont des forcément des filles puisqu'il n'y a pas le chromosome Y
venant du père). L'erreur de Bruno était intellectuelle puisqu'il refusait
au nom de son panthéisme l'idée d'un créateur source de l'information qui
structure le monde. Fallait-il le brûler ? Les moeurs de l'époque était
infiniment plus rudes que les nôtres.
>> En résumé je pense qu'il est légitime de considérer que le
>> christianisme a travaillé de l'intérieur l'humanité païenne, lui
>> faisant prendre progressivement conscience de la part de mythe,
>> d'ombre, de mensonge et d'erreur qui tisse sa pensée. Cette longue
>> marche vers le rationalisme commence avec la conversion des païens,
>> avec leur entrée massive dans l'économie de Dieu. On peut certes
>> noter qu'elle n'a pas été un mouvement linéaire, qu'il y eut
>> probablement des rechutes et des effets de seuil mais si l'on
>> considère le raffinement logique et métaphysique de saint Thomas
>> force est de constater que la potentialité intellectuelle de la
>> science existe déjà chez lui.
>
> Il y a du vrai. Le christianisme, dans la mesure où elle explique que
> dieu n'interfère pas dans le monde matériel (ce que l'on retrouve déjà
> chez les Grecs, en partie) et qu'il laisse le libre arbitre aux
> hommes, donc la possibilité de faire des choix, laisse beaucoup plus
> de marge à la réflexion que certaines variantes de l'animisme, par
> exemple.
Les Grecs, quels qu'ils soient, divinisaient le monde (même les atomistes)
en lui conférant l'aséité ou autosuffisance ontologique ainsi que
l'éternité. Par ailleurs Dieu intervient dans le monde matériel par exemple
pour créer la vie au sein d'un univers totalement dépourvu de l'information
de la vie. Il intervient également pour apporter l'information qui fait
évoluer les espèces.
Le libre arbitre n'existe pas chez les panthéistes, les atomistes ou les
tenants des métaphysiques de l'Un. Pour eux il n'existe ni au sein de
l'absolu ni au sein du cosmos.
>> C'est une illusion. Jusqu'aux années 50-60 la majorité des
>> scientifiques occidentaux étaient chrétiens. L'athéisme massif des
>> scientifiques est relativement récent et par le fait les plus grands
>> génies scientifiques du XXe siècle, Gödel et Einstein, n'étaient pas
>> athées mais platonicien pour le
>
> Je peux te demander la définition de platonicien ? Notons aussi que le
> plus grand nombre de scientifiques croyants se trouve dans les maths
> et l'astronomie, le plus faible nombre dans la biologie.
Le platonicien croit que la réalité du monde est commandée par une réalité
spirituelle en son sein, une sorte d'âme du monde faite d'idées. La divinité
est dans le monde et elle est idéelle. C'est elle qui confère sa forme au
monde et à tout ce qu'il contient (je ne te donne ici que la version
optimiste du platonisme car il existe aussi une version pessimiste qui a
beaucoup influencé la pensée gnostique).
>> premier, judéo-panthéiste pour le second. Les plus grands
>> mathématiciens français, Grothendieck, Connes et Laforgue, ne sont
>> pas athées. Le premier est sans doute juif aujourd'hui, Connes est
>> platonicien et Laforgue est catholique. Je pense que tout simplement
>> nous vivons sous la domination de l'athéisme - de la même manière
>> que l'Europe a vécu sous celle du christianisme pendant environ 1000
>> ans - qui fait beaucoup de bruit (de propagande) pour convaincre
>> qu'il est une religion scientifique. Tu es la victime d'une illusion
>> soigneusement entretenue par la machine de propagande. Il semble
>> d'ailleurs que l'on arrive au bout de cette illusion.
>
>> Les Tutsis non plus n'avaient pas besoin de souffrir le martyre.
>> Pense donc,
>> une population pauvre, misérable, exclue dans son propre pays pour
>> cause de préjugés ethniques. Ils n'ont jamais demandé à périr dans
>> ces conditions atroces. L'homme est libre de faire le bien et le
>> mal. En crucifiant le Christ, en assassinant son prochain, en
>> exterminant les Juifs, les Tziganes,
>> les Tutsis, les ennemis de classe... il fait le mal. Qu'est-ce que
>> cela
>
> Ah, ça... Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on n'est pas prêt
> d'oublier.
>
>> signifie-t-il ? Le Christ nous le dit : la création est en cours,
>> elle n'est
>> pas encore achevée et par conséquent est loin d'être parfaite. La
>> ....
>
> Tiens, c'est une vision intéressante de la chose.
>
>> Staline aussi, cet humaniste bêlant, parlait de l'homme ce capital
>> le plus précieux avant de l'exterminer ou de l'interner. Et
>> Mitterrand, avec ses yeux papillonnants et sous sourire de loup,
>> n'incarnait-il pas le plus parfait des humanistes avant de condamner
>> à mort 6 millions d'Africains. L'athéisme est une machine à broyer
>> l'homme, à l'exterminer, à le détruire physiquement, matériellement,
>> empiriquement mais plus grave encore spirituellement. Et l'humanisme
>> qui absolutise l'humanité est la pire arme de destruction massive de
>> l'homme. Le seul humanisme viable et à visage humain est l'humanisme
>> chrétien qui n'absolutise pas l'homme. Sacraliser l'homme c'est la
>> "meilleure" manière de l'exterminer
>
> Il y a du vrai, encore une fois : si on considère que l'homme est la
> mesure de toute chose, on oublie trop souvent le milieu qui nous
> entoure et il y a clairement un risque de dérive. Les Amérindiens,
> par exemple, étaient profondément choqués de voir comment les blancs
> saccageait la nature dans leur soif de profit. L'un d'entre eux
> (oublié le nom) avait même sorti que les blancs mourraient étouffés
> dans le tas d'ordure qu'ils ne cessent de créer. A rapprocher du
> dérèglement climatique. Ce
> serait tout de même tragi-comique si sa prédiction se révélait exacte.
> Un type, à moitié nu, qui ne savait même pas que la terre est ronde a
> peut-être eu une prédiction redoutablement juste.
En dehors de l'Amérique centrale (depuis le Mexique jusqu'au Honduras) et de
la partie centrale des Andes (depuis l'Equateur jusqu'au nord de l'Argentine
et du Chili) qui connaissaient l'agriculture et où d'importantes et
brillantes civilisations ont fleuri, ne vivaient que des
chasseurs-cueilleurs caractérisés par la petite taille des groupes humains
et l'immensité de leurs territoires. La densité y était donc très faible. Ce
qui explique que leur impact sur l'environnement ait pu sembler négligeable.
Ceci dit en y regardant de plus près on s'aperçoit que ce petits groupes
humains ont d'étranges habitudes de chasse comme la pêche à la nivrée en
Amérique du Sud (on empoisonne l'eau des criques (rivières) avec des lianes
et le poisson meurt étouffé) ou encore la chasse au bison en créant une
panique dans un troupeau qui se précipite dans le vide. A chaque fois la
quantité de poisson ou de bison tué excède de très loin les capacités de
consommation du petit groupe humain. C'est comme si pour te procurer une
dizaine de steaks tu tuais 500 vaches. Bien évidemment les civilisations
agricoles et industrielles sont infiniment plus économes de leur milieu
ambiant. On pourrait également évoquer les interminables guerres et
vendettas qui déchirent les nations et les clans de chasseurs-cueilleurs
(voir par exemple "Yanomami" de Ettore Biocca publié chez Terre Humaine).
Si l'on compare les groupes de chasseurs-cueilleurs, les civilisation
d'agriculteurs et d'éleveurs et notre actuelle société industrielle force
est de reconnaître que les agriculteurs étaient infiniment plus respectueux
de leur environnement et des vies humaines que les chasseurs-cueilleurs et
que les civilisations industrielles sont bien plus respectueuses des hommes
et de l'environnement que les civilisations agricoles.
>> Je constate qu'aujourd'hui les choses n'ont pas changé. le paganisme
>> le plus
>> criminel, celui des $ocialistes, demande aux chrétiens de respecter
>> voire d'approuver ses sacrifices humains que sont les avortements,
>> les génocides,
>> les attentats suicides palestiniens. Le chrétien ne peut pas
>> sacrifier aux
>
> Il ne s'agit bien sûr pas de respecter les attentats suicides
> palestiniens, ni de les approuver, ça va sans dire. Il s'agit
> d'essayer de comprendre pourquoi, des types qui au fond ne demandent qu'à
> vivre
> à peu près correctement, en viennent de désespoir à se faire sauter
> pour tuer un maximum de gens. Ce type de comportement est tout sauf
> naturel, et indique qu'il y a un malaise très profond (euphémisme).
Mais c'est facile à comprendre. Cela tient en un seul mot : éducation.
L'islam et le nationalisme arabe éduquent les arabo-musulmans dans la haine
du Juif qui est martelée dès le plus jeune âge par la famille, l'école (voir
les manuels scolaires des Arabes), la mosquée, la presse, la radio, la télé.
Cette propagande antisémite a été directement reprise de la propagande
nazie. Tu es capable de comprendre que la propagande antisémite des nazis
est mauvaise et condamnable quand elle est proférée par des Allemands, des
Français, des Polonais, des Russes... Mais lorsque ce sont des Arabes tu ne
condamnes plus mais cherches des excuses, des raisons susceptibles de
diminuer la responsabilité. De même lorsque ce sont des Arabes qui
décolonisent leur terre et foutent tous les ex colons à la porte tu
applaudis des deux mains. Mais lorsque ce sont des Juifs qui décolonisent
leur terre sans foutre les ex colonisateurs à la porte tu condamnes les
Juifs. Maintenant pose-toi la question suivante : pourquoi ce qui est
mauvais et inexcusable chez les uns devient-il excusable et parfois même bon
chez les autres ?
Preuve est faite une fois de plus que dans la loi athée il y a 3 catégories
d'individus :
- ceux qui sont au dessus de la loi, de la règle et à qui tout est permis,
tout est autorisé
- ceux qui sont sont soumis à la loi
- ceux qui sont en dessous de la loi et que l'on peut exterminer sans que la
machine judiciaire ne se mette en branle : c'est aujourd'hui le cas des
Tutsis mais de nombreuses autres victimes potentielles peuvent accéder à ce
statut de pariah judiciaire : les juifs ou les chrétiens pour qui cela
constituerait un retour à la case départ ; les Blancs, les Européens, les
Occidentaux ; les Noirs soudanais....
>> dieux violents et sanguinaires des païens, il ne peut pas aller au
>> stade de football communier dans l'adoration de la race, de la
>> nation et dans l'exécration de l'étranger, du juif, il ne peut pas
>> approuver l'extermination des embryons au nom de la liberté de
>> chacun de réaliser son désir mimétique aliéné et démoniaque, il ne
>> peut pas approuver le génocide au
>> nom de la nation, de l'ethnie, de la race.
>
> Mouais. C'est vrai que je n'ai jamais pu comprendre pourquoi des types
> allaient au stade et en profitaient au passage pour insulter des
> joueurs de couleur, qui, accessoirement, jouent méchamment bien au
> ballon. Ca me dépasse, j'ai renoncé à comprendre.
>
>> Le droit existe depuis très longtemps (pense à la pierre
>> d'Hammourabi qui contient les lois babyloniennes). Ce n'est pas lui
>> qui libère. Saint Paul le
>> dit : par la loi vous êtes coupables et morts. C'est par Dieu seul
>> que l'on est libre et que l'on vit.
>
> Pas d'accord : nous sommes nettement plus libres aujourd'hui qu'au
> moyen-âge. Et l'occident d'ajourd'hui est nettement plus libre que les
> pays intégristes actuels.
Libres de quoi ? D'exterminer 6 millions de Tutsis sur un coup de délire de
Mitterrand ? D'exterminer 220.000 embryons tous les ans en France ? Drôle de
liberté ! Moi j'appelle cela être prisonnier ou esclave du crime.
>> snip
>> Nos lois contemporaines sont certainement meilleures que l'antique
>> loi juive. puisque bien des prescriptions de cette dernière n'ont
>> plus de raison
>> d'être. Mais les Juifs n'ont jamais cru que la loi des divinisait,
>> faisait d'eux l'égal de Dieu. En quoi ils ont entièrement raison.
>
> Mettons que pour un non croyant, être l'égal de Dieu n'a pas beaucoup
> de sens. L'efficacité d'une loi se mesure à son efficacité, à son
> équilibrer la protection des intérêts de tous, à sa capacité à limiter
> l'injustice sans limiter la liberté. C'est tout.
L'athéisme divinise tout ou partie du monde en lui conférant
l'autosuffisance ontologique et l'éternité. Et presque tous les athées
pensent que l'homme se fait lui-même, qu'il se donne à lui-même le but et le
sens de sa propre existence, qu'il est sa propre finalité.Or ce sont là des
attributs divins : seul Dieu est éternel (parce que hors du temps), seul
Dieu est source ultime de tout ce qui vient à l'existence, seul Dieu façonne
l'homme à son image (avec sa coopération active et intelligente), seul Dieu
donne un sens, un but à l'existence humaine.
L'athéisme est un panthéisme faux-cul, un panthéisme qui fonctionne sur le
mode du déni.
>> La citoyenneté n'est rien sans l'équité, la charité, la bonté. Elle
>> n'est que moyen de justifier la domination par le décret divin ou
>> par l'intérêt public.La citoyenneté sans le christianisme c'est la
>> mafia.
>
> Il existe deux pays développés, à majorité non chrétienne, qui ont
> emprunté énormément aux occidentaux, à commencer par la notion de
> citoyenneté : le Japon et la Corée. Seraient-ils incapables d'avoir un
> système politique libre qu'ils ont à peu près aujourd'hui s'ils ne se
> convertissent pas ?
Il ne faut pas être victime de l'illusion formelle : les Japonais qui n'ont
aucune communauté juive chez eux sont antisémites. Ils sont également
xénophobes et racistes. Rien, aucune loi, aucun montage législatif ne
viendra à bout de leur xénophobie. Seule une conversion au christianisme
peut leur faire voir un frère à aimer dans l'étranger.
>> Les dirigeants juifs (prêtres, chefs des pharisiens) qui ont voulu
>> la mort de Jésus n'avaient ni le pouvoir, ni le droit de l'exécuter.
>> C'est pourquoi Jésus est comparu devant Pilate qui l'a jugé. C'est
>> Pilate qui, à la demande
>> des dirigeants et de la tourbe qui les entourait, a condamné
>> l'innocent et libérer le coupable. Si un système juridique produit
>> ce genre de décision alors il porte en lui-même sa propre
>> condamnation.
>
> La tourbe, c'est la foule. La foule a voulu la mort de Jésus. A
> supposer que ce récit soit authentique, ce que rien ne démontre, les
> Romains ont juste donné leur accord pour que la volonté de gens du
> coin soient accompli. En eux-mêmes, ils n'en avait pas grand chose à
> secouer. Si les Romains n'avaient pas conquis le coin, ils se
> seraient débrouillé autrement pour avoir le même résultat. Ce qui
> malheureusement vaudra des siècles d'antisémitisme contre des gens
> qui n'y sont strictement pour rien, vu qu'ils vivent bien plus tard à
> l'autre bout du monde.
Drôle de système juridique où le juge peut estimer que comme il n'en a rien
à secouer des histoires de "youpins, de niakoués, de bougnoules, de
bamboulas..." il peut en toute bonne conscience libérer le coupable et
condamner l'innocent. Là où sévit le mépris de l'autre, là se trouve
l'iniquité et le crime. Et aucune loi n'y peut rien puisque c'est le système
judicaire lui-même qui est en faillite. Seule une conversion du coeur et de
l'esprit peut faire rejeter le mépris et l'iniquité.
>> Quel méchoui pour les athées ce Giordano Bruno ! Voilà 5 siècles
>> qu'ils s'en
>> délectent ! :o)))
>
> Ce n'est pas que je m'en délecte, ce qui me révolte, c'est qu'il n'y
> ait toujours pas des excuses publiques claires de la part de
> l'église. Si c'est fait, on tournera la page. On pardonnera, sans
> oublier en somme.
L'aile ou la cuisse ? :o)))
>> J'ai expliqué plus haut pourquoi l'idée que l'homme se donne à
>> lui-même une loi juridique est source d'aliénation et d'oppression.
>> Je n'y reviens donc pas
>
> OK.
>
>> Si une loi est faite par l'homme alors nous savons tous que certains
>> seront au dessus de la loi et ne s'y soumettront pas. La loi cesse
>> par là d'être
>
> Vrai que...
>
>> universelle et devient le moyen d'accabler certains et d'absoudre
>> d'autres pour les mêmes crimes. C'est d'ailleurs ce que l'on voit en
>> France $ocialiste quand le racisme anti-blanc est au dessus de la
>> loi alors que le racisme anti-noir, anti-arabe ou antisémite est
>> sévèrement puni. Prends
>
> Ca, c'est le poids de la culpabilité du passé. Il faudrait faire un
> bilan du passé pour solder les comptes et repartir d'un bon pied. Il
> semblerait que les gens ne soient pas encore prêt, peut-être dans dix
> ou quinze ans, on verra. Les souvenirs sont encore trop présents dans
> les esprits. N'empêche que quand on massacre un tiers de la
> population d'un pays pour le coloniser, à mon avis, on doit des
> excuses. C'est même la moindre des choses.
Comme tout juge le sait le criminel a toujours d'excellentes raisons pour
excuser son crime : le poids du passé, de l'éducation, d'un père abusif, de
la condition économique... Donc selon toi il y a de bonnes raisons pour que
la loi ne soit pas universelle, que certains puissent se sentir au-dessus
des lois. Mais n'était-ce pas ainsi dans l'Allemagne nazie ? La race des
Seigneurs pouvait s'abstraire des règles de l'humanité car elle était au
dessus du commun des mortels considérés comme des sous-hommes. Si la loi
n'est plus la même pour tous alors la loi est source de graves iniquités.
Les nazis persécutaient et exterminaient les non-Aryens, donc ceux qui
n'appartenaient pas à leur nation ou "race". Par contre les socialistes et
communistes ont surtout exterminé leur propre peuple. Est-il meilleurs
d'exterminer 7 millions d'Ukrainiens, 3 millions de cambodgiens ou 70
millions de Chinois que 6 millions de Juifs et quelques centaines de
milliers de Tziganes ? Parce que les $ocialistes persécutent le peuple
français il seraient meilleurs que les nazis qui persécutaient les
étrangers ?
Dès qu'un homme se considère au dessus de la loi il commet une iniquité. Et
que peut la loi ? Rien puisque ce sont ceux qui la font et ceux qui
l'appliquent qui décident qui se trouve au dessus de la loi et qui doit s'y
soumettre.
>> n'importe quel chanson de rap raciste et haineuse (elles sont
>> légions), transpose ce racisme anti-blanc et anti-français en
>> racisme anti-arabe, anti-noir et anti-sémite et commence à préparer
>> ta défense parce que tu vas morfler. Tu as ici un exemple concret
>> des dangers de la loi qui ne vient pas
>> de Dieu mais de l'homme. En fait la loi bonne, juste et utile vient
>> toujours
>> de Dieu puisqu'elle est inscrite dans la nature humaine créée par
>> Dieu. Ce qu'il nous faut c'est justement reconnaître qu'elle vient
>> de Dieu pour la
>
> Euh, ils font comment les Chinois, les Indiens, les Japonais par
> exemple ?
Je suis persuadé que les Asiatiques ont gardé l'idée que la loi vient de la
divinité. Pour les communistes chinois c'est évident puisque la loi est
faite par le grand dirigeant qui est déifié.
>> respecter. Et c'est parce que la France $ocialiste est athée qu'elle
>> ne respecte pas la loi et que le racisme anti-blanc est toléré par
>> elle avant d'être encouragé par les ministricules $ocialistes de la
>> culture (Lang, l'Alsacienne crétine)
> Aller critiquer un roi tout puissant en lui faisant des reproches
> publics, mettons que ce n'est pas le meilleur moyen de passer entre
> les gouttes. :-) Je ne connais pas l'histoire de Nathan, mais j'ai
> comme l'impression qu'il a du mal finir.
Tel était le sort de la plupart des prophètes. Mais la bible dit que David a
reconnu son erreur.
>> Il est facile de comprendre que l'absolutisation de tout ou partie
>> du monde conduit toujours à des sacrifices. Par exemple si
>> l'humanité est ton dieu ce
>> qui la détruit est ton ennemi et comme l'homme est son propre ennemi
>> tu seras immanquablement obligé de détruire l'homme. On peut
>> remplacer l'homme par tout sous-groupe humain, ce sera toujours
>> ainsi. La religion athée qu'est l'humanisme est le pire ennemi de
>> l'homme.
>
> L'homme est le loup de l'homme, c'est certain. Le but du jeu, c'est
> d'interdire explicitement de s'en prendre à un groupe humain en raison
> de l'appartenance du groupe à des caractères définis. Celui qui est
> responsable, c'est l'individu, en fonction de ce qu'il aura fait, pas
> en fonction de sa tribu, groupe, religion ou autre. Et la même règle
> s'applique à tous. C'est l'idée de base.
La loi n'est jamais universelle chez les athées. Toujours il y aura des
Juifs, des Tutsis ou des ennemis de classe sous la loi et toujours il y aura
des Arabes, des Palestiniens ou des "victimes de l'histoire" au dessus de la
loi.
>> Il semblerait que la gloire de Galilée soit quelque peu usurpée et
>> que les conclusions qu'il a présentées à l'époque n'étaient pas
>> concluantes.
>
> Certes. Ceci dit, en quoi cela excuse le fait qu'il ait été jugé,
> condamné à rester à la maison sans avoir la possibilité de dire
> librement ce qu'il pensait ?
Il a eu l'occasion de le dire puisque ce qu'il a dit est venu jusqu'à nous.
>> Tu confonds l'être et l'existant.
>
> Je ne suis pas sûr de comprendre, tu peux expliquer s'il te plaît ?
> En tout cas, je ne vois pas en quoi un milliard d'Indiens polythéistes
> seraient plus dans l'erreur que mettons les chrétiens. Ils sont tout
> aussi sincères dans leur croyances et respectent tout aussi
> rigoureusement leurs rites qui ont donné lieu à un art florissant.
> Seraient-ils spirituellement morts ?
Juifs et chrétiens adorent l'Être qui n'est pas de ce monde et qui est la
source ultime et radicale (au sens de racine) de l'information qui structure
le monde et tous les existants en son sein. Cet Être incréé n'existe pas (il
n'a pas commencé, est immuable et ne termine pas). Les métaphysiciens grecs
adoraient soit des existants soit des inexistants dépourvus d'être qu'ils
plaçaient dans le monde et les métaphysiciens indiens niaient la réalité du
monde qui selon eux n'est qu'illusion de la séparation de l'Un, du Brahman.
Dans les deux cas on est en présence de métaphysiques irrationnelles.
>> Il faut relativiser : le mélange racial s'est surtout fait sous
>> l'ancien régime. Cortez par exemple vivait avec une princesse
>> indienne. Après les
>
> Intéressant, à creuser. Va falloir que j'aille à la bibliothèque
> municipale un de ces quatre.
>
>> Les Croisés avaient-ils une volonté de dominer le monde ? Napoléon
>> lui l'avait.
>
> Les croisés n'avaient tout simplement pas les moyens de dominer le
> monde, et ils le savaient. Je n'ai pas spécialement envie d'aller
> faire un footing sur Mars, tout comme personne n'avait envie de téléphone
> portable en 1980 parce que je sais que ce n'était pas dans le champ
> des possibles. Si ça l'était, ce serait autre chose. Néanmoins, c'est
> un point intéressant : cela souligne la principale dérive de la pensée
> matérialiste qu'on retrouvera dans le communisme par exemple. Dans la
> mesure où je suis sûr d'avoir raison et que l'autre est dans l'erreur,
> je peux ignorer son jugement. Même si je suis en minorité. Mon
> jugement est scientifique, donc je ne peux pas me tromper. Et hop,
> porte ouverte à tous les abus. On retrouve la même chose dans les guerres
> de
> religion. Le seul remède que je vois, c'est l'humanisme et le respect
> de la démocratie, le "tu ne tueras point" pour les croyants.
C'est avec ce genre de raisonnement que l'islam a conquis le monde. L'islam
de débuts avait-il les moyens de conquérir le monde ? Il était insignifiant
au regard des forces des immenses empires qu'il a pourtant conquis. C'est la
volonté qui prime pas l'intendance qui, comme le disait de Gaulle, suit
toujours.
>> Tu ne te rends pas compte que tout comme les nazis tu déshumanises
>> ceux que tu voues à l'extermination. Pour les nazis Juifs et
>> Tziganes n'étaient pas humains. Il était licite et nécessaire pour
>> un nazi de les exterminer. c'est
>> toujours le même problème : la loi coupée de Dieu place certains au
>> dessus de la loi et d'autres en dessous de la loi. Il t'est licite
>> de tuer un embryon parce que tu le places en dessous de la loi, il
>> n'est pas encore humain. Qu'il le soit demain ne compte pas pour
>> toi. C'est comme si je maintenais un enfant dans sa petitesse en le
>> nourrissant mal au prétexte qu'il n'est pas adulte. Mais justement
>> en le nourrissant mal tu l'empêches de grandir et de devenir un
>> adulte normal. La loi athée, la loi coupée de
>
> Il y a une différence : un enfant, même mal nourri, a des émotions,
> des envies, des sentiments. Ce n'est pas le cas de l'embryon qui n'a
> pas de système nerveux. De plus, ce n'est pas un moyen de
> contraception anodine, elle est toujours plus ou moins traumatisante pour
> l'ex-future mère. Elle est presque toujours utilisée en dernier
> recours, par ce que la mère n'est pas prête à donner une vie décente à son
> enfant au
> moment où il a été conçu.
L'embryon porte en lui l'information qui permet d'avoir un système nerveux
et d'être quasiment autonome à 22 semaines. De même l'enfant porte en lui
l'information de l'âge adulte. Si tu empêches un enfant de grandir en
l'alimentant mal sans le faire souffrir (c'est possible) tu brises son
devenir comme tu brises celui de l'embryon sans le faire souffrir.